Messages récents
Avatar du membre
France
Utilisateur
Messages : 153
Enregistré le : 29 janv. 2026, 21:45
Sujet : Quand le RN offre une scène à un homme condamné pour crimes sur mineures | Auteur : France | Réponses : 0 | Vues : 38

Quand le RN offre une scène à un homme condamné pour crimes sur mineures

par France » 22 mai 2026, 03:02

Quand le RN offre une scène à un homme condamné pour crimes sur mineures
Deux mairies du Pas-de-Calais dirigées par le Rassemblement national ont décidé de programmer des concerts de Jean-Luc Lahaye, chanteur de variétés des années 1980, condamné à deux reprises pour des faits de nature sexuelle sur des mineures et toujours mis en examen pour viol et agression sexuelle. Une décision qui provoque une vague d'indignation dans le monde féministe et au sein de l'opposition locale, et qui révèle, une nouvelle fois, la réalité concrète de ce que le RN fait du pouvoir municipal.

Le premier concert est annoncé le 29 mai prochain au Théâtre de l'Escapade, à Hénin-Beaumont, la ville-vitrine de Steeve Briois, l'un des plus fidèles lieutenants de Marine Le Pen. Le second est prévu pour le 14 juillet à Billy-Montigny, commune voisine elle aussi passée sous pavillon RN lors des élections municipales de mars 2026, avec à sa tête le maire Yanis Gaudillat. Les deux villes ont annoncé les événements sur leurs réseaux sociaux sans le moindre état d'âme.

Ce n'est pas un hasard. Ce n'est pas une erreur de casting. C'est un choix.
Jean-Luc Lahaye, 73 ans, a été condamné en janvier 2007 à 10 000 euros d'amende pour atteinte sexuelle sur une mineure de moins de 15 ans. Il a été condamné une deuxième fois en mai 2015 à un an de prison avec sursis pour corruption de mineure aggravée, pour avoir contraint une adolescente de 14 ans à des jeux sexuels par webcam interposée. Depuis novembre 2021, il est mis en examen à Paris pour viol et agression sexuelle sur deux adolescentes, nées en 1998 et 2000, pour des faits qui auraient débuté en 2013 alors qu'elles avaient 15 et 16 ans. L'une d'elles avait raconté sur antenne avoir subi des agressions dans les loges du chanteur. Entre 2021 et mars 2025, il a été soumis à une interdiction judiciaire de toute représentation publique et de tout contact avec des mineurs, mesure confirmée par la cour d'appel de Paris en octobre 2022. Cette interdiction n'a été levée que le 6 mars 2025. Le dossier d'instruction est toujours ouvert. Il est présumé innocent dans cette affaire, mais son passé judiciaire, lui, est acté.

La question n'est donc pas celle de la présomption d'innocence. Elle est celle du signal envoyé par des élus de la République qui choisissent, en connaissance de cause, de mettre sur scène un homme dont le casier judiciaire comporte deux condamnations pour faits sexuels sur mineures.
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois. En 2016, la mairie de Steeve Briois avait déjà invité Lahaye pour la fête nationale, moins d'un an après sa condamnation de 2015. On croyait à une maladresse. On comprend aujourd'hui que c'est une ligne.

Marine Le Pen, elle-même, avait été filmée en novembre 2025 en train de chanter à pleins poumons "Femme que j'aime" de Jean-Luc Lahaye lors d'une soirée pour les seniors d'Hénin-Beaumont. Quand la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale a été interrogée sur la polémique du concert prévu à Billy-Montigny, sa réponse a été limpide : "Moi je suis pour la présomption d'innocence." L'argument de la présomption d'innocence, ce bouclier sorti à la demande dès qu'il s'agit de protéger un homme de pouvoir ou de notoriété, devient soudainement inopérant lorsqu'il s'agit de défendre des femmes qui portent plainte. Le deux poids deux mesures est érigé en principe de gouvernement.

Du côté des associations féministes, la réponse est claire et immédiate. Le collectif Nous Toutes dénonce sur Instagram la complaisance des élus du Rassemblement national envers des personnalités mises en cause et condamnées dans des affaires de pédophilie, qualifiant ce choix de violence symbolique pour les victimes de violences sexistes et sexuelles. Nahilé, membre du bureau médias du collectif, est directe : ce concert est un choix honteux, scandaleux, inacceptable, et une preuve supplémentaire que l'extrême droite n'est pas pour la défense des victimes ou pour la sécurité, et qu'ils ne s'intéressent à ces sujets que pour les récupérer politiquement. Nous Toutes avait déjà contribué à la déprogrammation d'un concert de Lahaye dans les Bouches-du-Rhône en 2025. Le collectif demande à nouveau l'annulation pure et simple de ces deux dates.
À Hénin-Beaumont, des militantes féministes prévoient un rassemblement devant le Théâtre de l'Escapade le soir du concert. Amy Bah, conseillère déléguée aux droits des enfants à Lille et membre de l'Observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique, résume ce que beaucoup pensent tout bas : le RN et la droite instrumentalisent les violences faites aux enfants quand ça les arrange, mais ce genre d'événements est très

symptomatique et révélateur de la réalité de leurs positions.
Dans l'opposition municipale, Inès Taourit, cheffe de file PS au conseil d'Hénin-Beaumont, dénonce une décision très politique d'une mairie qui avait pourtant affiché sa volonté de dépolitiser l'Escapade. Elle rappelle qu'une mairie choisit sa programmation comme elle choisit ses messages. Elle compte interpeller la majorité lors du prochain conseil municipal, en juillet. Mais le concert sera passé. À Billy-Montigny, l'ancien maire communiste Bruno Troni qualifie la venue du chanteur de honte, pointant son parcours judiciaire.

Ce bassin minier a longtemps voté à gauche. Il a choisi, parfois par désespoir, parfois par colère, de confier ses mairies au RN. Ce que ces mairies font de ce mandat de confiance, c'est offrir une scène à un homme condamné deux fois pour des faits sexuels sur des filles mineures, et appeler ça de la culture.
Les femmes de ce territoire méritent mieux que ça. Beaucoup mieux.

Jean-Luc Lahaye.jpg
Avatar du membre
France
Utilisateur
Messages : 153
Enregistré le : 29 janv. 2026, 21:45
Sujet : George Orwell | Auteur : France | Réponses : 1 | Vues : 156

George Orwell

par France » 20 mai 2026, 22:41

Orwell avait tout compris de nos faiblesses

Dans 1984, George Orwell raconte l’histoire de Winston Smith, un homme ordinaire, fatigué, presque effacé, qui travaille au ministère de la Vérité. Son métier ? Réécrire le passé. Dans ce monde-là, la vérité se résume à ce que le Parti décide d’imprimer sur les murs.

Et Winston, un jour, commet le premier acte révolutionnaire qui lui reste : il écrit. En cachette. Dans un journal clandestin. Pour laisser une trace aux générations futures. Pour dire : nous avons vécu cela. Nous avons vu ce qu’ils faisaient. Nous avons compris trop tard.

Ce livre est terriblement actuel parce qu’il ne parle pas seulement de dictature. Il parle de la fabrication de notre obéissance.

Dans 1984, les gens ne sont pas seulement surveillés. Ils sont dressés. Tous les jours, la télévision impose les « Deux Minutes de la Haine ». Un visage apparaît à l’écran : Emmanuel Goldstein, l’ennemi absolu, le traître, le dissident. Il défendait la liberté de parler, la liberté de la presse, la liberté de réunion, la liberté de pensée. Alors « le Parti » le transforme en monstre. Et pendant deux minutes, tout le monde hurle. Tout le monde insulte. Tout le monde se défoule. La colère ne disparaît pas. Elle est organisée. Canalisée. Rentabilisée par le pouvoir.

Comment ne pas voir ce que cela dit de nous ?
Nous avons remplacé l’écran du « Parti » par le fil d’actualité. Nous avons remplacé les Deux Minutes de la Haine par le scandale permanent sur les chaînes en continu à la CNews. Chaque matin, un nouvel ennemi nous est désigné. Un « OQTF ». Un « malade de longue durée ». Un jeune « woke ». Une femme « voilée ». Un « écolo-alarmiste », comme titrait encore récemment le Figaro Magazine. Et quand 600 professionnels du cinéma osent dénoncer l’emprise de Bolloré sur la culture, Canal+ annonce tranquillement qu’il ne travaillera plus avec eux. Voilà où nous en sommes : la colère est organisée contre les faibles, mais la sanction tombe sur ceux qui regardent le pouvoir en face. Et pendant que nous nous déchirons entre nous, les oligarques avancent en silence.

Orwell avait compris une chose essentielle : un régime autoritaire ne commence pas toujours par interdire la vérité. Il commence par l’épuiser. Il produit tellement de mensonges, tellement de bruit, tellement de contradictions, que les gens finissent par renoncer à savoir. Ils ne croient plus rien. Ils ne font plus confiance à personne. Ils se disent que tout se vaut. À force d’être surveillés, excités, corrigés, notés, les êtres humains ne deviennent pas forcément idiots ; ils deviennent prévisibles, terriblement dociles et alignés. Et c’est exactement à ce moment-là que le pouvoir gagne.

Dans le monde de Winston, le Parti a trois slogans gravés partout : « La Guerre, c’est la Paix. » « La Liberté, c’est l’Esclavage. » « L’Ignorance, c’est la Force. »

Quand Orwell écrit ça en 1949, ces phrases paraissent grotesques. Mais c’est précisément leur force : elles montrent comment un pouvoir peut tordre les mots jusqu’à rendre l’absurde normal. Et avouez qu’aujourd’hui, ça sonne moins comme de la science-fiction...

On appelle « sécurité » des dispositifs qui habituent les citoyens à être suivis partout. On appelle « efficacité » la mise sous algorithmes de décisions humaines. On appelle « innovation » le fait de confier nos hôpitaux, nos armées, nos administrations, nos frontières et bientôt nos vies entières à quelques géants de la tech de la Silicon Valley. On appelle « liberté » un monde où nos achats, nos trajets, nos opinions, nos lectures, nos recherches Internet, nos visages, nos corps, nos données médicales peuvent être aspirés, croisés, classés, prédits. (Liste non exhaustive)

Dans 1984, le pire crime est le « crime de pensée ». Nommer les choses. Refuser le langage officiel. Dire que deux et deux font quatre quand le pouvoir exige que deux et deux fassent cinq.

Aujourd’hui, personne ne vous envoie forcément en prison parce que vous pensez mal. Mais on peut vous rendre invisible. Vous déréférencer. Vous démonétiser. Vous noyer sous les insultes. Vous enfermer dans une bulle. Vous pousser vers la rage, la peur ou le cynisme.

Et c’est ici que notre époque devient peut-être plus inquiétante encore que le cauchemar d’Orwell.

Dans 1984, Big Brother avait un visage politique. C’était l’État totalitaire. Le Parti unique.

En 2026, le danger qui monte n’a pas toujours l’uniforme de l’État. Il porte parfois le hoodie d’un milliardaire US qui promet d’« optimiser » nos vies, de « moderniser » nos services publics, d’« aider » les gouvernements à décider plus vite.

Palantir, les géants de l’IA, les réseaux sociaux : ce ne sont plus seulement des entreprises. Ce sont des puissances politiques sans élection. Elles équipent nos polices, nos armées, nos hôpitaux, nos frontières, nos administrations, parfois nos campagnes électorales. Et plus les États sous-traitent, plus ils s’affaiblissent. Un jour, ils ne gouvernent plus vraiment.

Voilà ce qui me terrifie. Pas seulement Big Brother. Mais la privatisation de Big Brother.
Pas seulement un État qui nous surveille. Mais des milliardaires qui utilisent l’État comme client, comme marchepied, parfois comme proie. Des hommes qui n’ont jamais reçu une voix dans une urne, mais qui peuvent influencer ce que des millions de citoyens pensent.

Orwell nous avait prévenus : la démocratie ne meurt pas toujours sous les tanks. Elle peut mourir sans bruit. Quand les citoyens sont épuisés, quand les États sous-traitent, quand les machines décident, quand nous abandonnons morceau par morceau notre capacité à penser librement.

Alors oui, relire 1984 aujourd’hui, c’est se prendre une belle claque. Parce qu’Orwell nous met devant l’enjeu du siècle : reprendre la main. Sur nos données, notre attention, notre démocratie, notre capacité à penser par nous-mêmes. Refuser que quelques milliardaires décident à notre place de ce que nous voyons, de ce que nous croyons, de ce qui nous indigne. La liberté, ce n’est pas scroller dans une cage confortable. C’est pouvoir choisir, penser, débattre, décider ensemble. Et ça, personne ne nous le rendra si nous cessons de le défendre.

1984.jpeg
Avatar du membre
France
Utilisateur
Messages : 153
Enregistré le : 29 janv. 2026, 21:45
Sujet : L’impunité comme métier affaire Bruel | Auteur : France | Réponses : 10 | Vues : 210

L’impunité comme métier affaire Bruel

par France » 20 mai 2026, 10:08

La stratégie de défense de Patrick Bruel vient de franchir un cap pour le moins inattendu, provoquant la stupéfaction générale. Invité ce lundi 18 mai 2026 sur le plateau de C à vous pour défendre le chanteur après la plainte déposée par Flavie Flament, son avocat s'est empêtré dans une argumentation qui a plongé l'émission dans un immense malaise. Interrogé par la journaliste Aurélie Casse sur l'écart d'âge problématique à l'époque des faits en 1991, le conseil de la star a tenté de minimiser la situation en déclarant : « Il avait l'air d'avoir 25 ans ! ».

Loin de se démonter, le représentant du chanteur a insisté lourdement, martelant que Patrick Bruel avait « un visage qui était plus jeune que 31 ans », au mépris de la réalité légale de la minorité de la plaignante. Face à cette ligne de défense jugée lunaire par l'équipe de France 5, Aurélie Casse a rappelé qu'en pleine "Bruelmania", la dissymétrie était totale et que le chanteur lui-même avait concédé sur Instagram que cet écart d'âge pouvait légitimement choquer aujourd'hui.

L'entretien a continué de s'envenimer lorsque la question de l'emprise et du rapport de force lié à la célébrité a été mise sur la table. « Un rapport de domination, vous plaisantez ? », a rétorqué l'avocat visiblement agacé, préférant parler d'un simple « rôle dans la séduction ». Cette séquence télévisuelle ultra-tensions, qui intervient alors que le parquet de Nanterre centralise désormais les nombreuses plaintes contre l'artiste, montre une défense aux abois, prête à utiliser les arguments les plus futiles pour tenter d'éteindre l'incendie médiatique.
Avatar du membre
France
Utilisateur
Messages : 153
Enregistré le : 29 janv. 2026, 21:45
Sujet : Lellouche sans cou... à Cannes | Auteur : France | Réponses : 2 | Vues : 80

Lellouche sans cou... à Cannes

par France » 20 mai 2026, 10:04

Gilles Lellouche au Festival de Cannes, a esquivé une question d'un journaliste sur la montée du RN, avec cette phrase: « Elle n’est pas un peu orientée votre question ? Je n’ai pas de réponse à ça, Monsieur ».
Ah bon !

Comme si parler de Jean Moulin sans parler politique, c’était pas possible. Comme si un homme arrêté, torturé, broyé pour avoir refusé le fascisme, c’était juste une rubrique patrimoine entre le cassoulet et les vieilles pierres. Le pauvre Moulin doit se retourner dans son urne.

Parce qu’il faut quand même rappeler un détail. Un minuscule détail.
La Résistance, ce n’était pas un club de randonnée en Lozère. C’était de la politique. Violente, dangereuse, clandestine. Des types et des femmes qui risquaient leur peau contre des fascistes et leurs collaborateurs. Pas pour gagner des César. Pour empêcher la France de devenir définitivement une succursale brune.

Alors entendre aujourd’hui : « je ne fais pas de politique » au moment où l’extrême droite grimpe partout en repeignant son pedigree au Kärcher médiatique… ça fait un peu léger. Le genre de phrase prudente qui sent la peur d’abîmer son plan de carrière ou ses entrées en soirée partenaire.

Il a esquivé la question sans courage à mon goût. Le silence de Jean Moulin face à la gestapo était politique contre le nazisme.
Celui de Lellouche, un peu coupable, pour le moins petit bras. Quand on incarne Jean Moulin, on évite peut-être de jouer les touristes de l’Histoire.
Avatar du membre
paul
Utilisateur
Messages : 21
Enregistré le : 28 mars 2026, 22:19
Sujet : L’impunité comme métier affaire Bruel | Auteur : France | Réponses : 10 | Vues : 210

L’impunité comme métier affaire Bruel

par paul » 19 mai 2026, 23:01

L'avocat de Bruel lâche deux bombes en direct sur TBT9. Une demande d'un million d'euros et des SMS très crus reçus de plaignantes.
Lundi 18 mai, Maître Christophe Ingrain, l'avocat de Patrick Bruel, était invité sur le plateau de TBT9. Et il y a fait deux révélations qui pourraient bien changer le rapport de force médiatique de l'affaire.

Première bombe : selon lui, son client aurait été victime d'une tentative de chantage. « Sur le lot [des plaignantes], il y a une personne qui lui a demandé un million d'euros pour ne pas déposer plainte. »
L'avocat va plus loin et précise les exigences que cette personne aurait formulées : « Un appartement à New York, Los Angeles ou Paris. »
Si l'allégation se vérifie, ce serait une accusation extrêmement grave qui pourrait inverser une partie du récit médiatique. À ce stade, Me Ingrain n'a pas révélé l'identité de cette personne ni précisé si une plainte a été déposée par la défense de Patrick Bruel pour cette tentative présumée de chantage.
Deuxième bombe, tout aussi explosive. L'avocat affirme que son client continue de recevoir des messages de la part de certaines plaignantes, et la nature de ces messages serait pour le moins surprenante.

« Il a aussi des messages qu'il reçoit, de personnes qui ont porté plainte contre lui mais qui continuent de lui envoyer des messages de nature s*xuelle, extrêmement crus. »
Selon Me Ingrain, ces éléments seront utilisés en temps voulu. Ils seront présentés « le jour où il sera entendu » par les enquêteurs.

L'avocat rappelle également un point factuel important : « Il y a plusieurs de ces enquêtes qui ont été classées sans suite. »

À ce stade de l'affaire, le rappel des chiffres : 8 plaintes ont été déposées au total, 3 enquêtes sont en cours en France et en Belgique, et le parquet a ordonné le regroupement des plaintes nationales. L'avocate d'une plaignante a annoncé ce matin que de nouvelles plaintes étaient en préparation. Patrick Bruel, présumé innocent, dément l'intégralité des accusations.
Avatar du membre
France
Utilisateur
Messages : 153
Enregistré le : 29 janv. 2026, 21:45
Sujet : France info : le nouveau Cnews du service public | Auteur : Phil Traère | Réponses : 1 | Vues : 327

France info : le nouveau Cnews du service public

par France » 19 mai 2026, 19:37

"Israël voulait juste « vivre en paix »… du Nil à l’Euphrate, sous surveillance militaire.
Pendant des décennies, on nous a raconté une histoire simple. Très simple même.
Israël serait un petit État fragile, entouré de barbares irrationnels, condamné à bombarder ses voisins par pur instinct de survie. Une sorte de Suisse nerveuse avec des F-35.
Non, le problème n’a jamais été « la sécurité ».
Le problème, c’était la domination.
Pas la coexistence.
Pas la paix.
Pas « deux peuples, deux États ».
La domination.

Dominer la Palestine.
Dominer les Palestiniens.
Dominer les voisins arabes.
Dominer le récit.
Dominer les médias.
Dominer le langage lui-même.
Et surtout :
faire croire au monde entier que cette domination est de la légitime défense.

C’est probablement là le plus grand chef-d’œuvre de communication politique du XXIe siècle :
transformer une puissance nucléaire occupant, colonisant, bombardant plusieurs pays simultanément…
en victime permanente.
Un État capable de raser Gaza, frapper Beyrouth, bombarder Damas, menacer Téhéran…
tout en expliquant d’un air grave :
« Nous avons très peur. »

Et l’Occident applaudit.
Mieux encore :
il finance.

Car oui, cette mécanique ne fonctionne pas seule.
Elle repose sur une coalition extraordinaire :
Le ministre français des Affaires étrangères cite Golda Meir pour démontrer « l’humanisme israélien ».
Oui, vous avez bien lu.
Une phrase prononcée après le nettoyage ethnique de Haïfa en 1948 devient soudainement… une preuve de vertu morale.
C’est un peu comme citer un pyromane expliquant :
« Je souffre énormément pendant que j’incendie votre maison »
et y voir un manifeste humanitaire.

Le génie du système est là :
même les phrases les plus cyniques deviennent des preuves de moralité, à condition qu’elles soient prononcées avec suffisamment de gravité occidentale.

Pendant ce temps, sur le terrain, la réalité devient difficile à maquiller.
Les colonies s’étendent.
La Cisjordanie se morcelle.
Gaza est pulvérisée.
Le Liban est frappé.
La Syrie bombardée.
L’Iran menacé.

Mais attention :
tout cela n’aurait absolument aucun rapport avec un projet régional de domination.
Pure coïncidence géopolitique.
D’ailleurs, les dirigeants israéliens les plus extrêmes ont l’élégance rare d’annoncer publiquement leurs intentions.
Bezalel Smotrich parle ouvertement de transfert de population.
Des ministres évoquent l’effacement de villes palestiniennes.
Des colons paradent armés en Cisjordanie comme dans un western messianique sous stéroïdes.
Mais l’Occident continue de nous expliquer qu’il faut « écouter les deux côtés ».
Comme si l’on demandait à un incendie et à une forêt de débattre équitablement.

Mais la chose fondamentale :
la Nakba n’est pas un événement passé.
C’est un processus.
Voilà le mot interdit.
Processus.
Parce qu’un « accident historique » peut être regretté.
Un processus, lui, implique une intention.
Et c’est précisément ce qui terrorise les défenseurs inconditionnels d’Israël :
que le monde commence à comprendre qu’il n’assiste pas à une série d’erreurs,
mais à une continuité.
La continuité d’un projet colonial devenu trop visible pour rester présentable.
Internet a brisé une vieille règle :
on peut désormais voir les victimes avant que les porte-parole aient terminé le communiqué.
Et c’est peut-être cela, au fond, la véritable crise.
Pas militaire.
Pas stratégique.

Mais narrative.
Le monopole du récit s’effondre.

Une puissance nucléaire gouvernée par des fanatiques messianiques expliquant au monde qu’ils reconstruisent le royaume biblique tout en demandant davantage d’aide militaire américaine
Nous assistons peut-être à la dernière phase du sionisme.

Les systèmes de domination ne meurent jamais élégamment.
Ils deviennent d’abord grotesques.
Et rarement dans l’Histoire un pouvoir aura autant ressemblé à cela :
un État surarmé,
soutenu par les plus grandes puissances du monde,
terrifié par des journalistes,
des étudiants,
des historiens…
et des téléphones portables."

Illan PAPPE

Ilan PAPPE (אילן פפה en hébreu), né le 7 novembre 1954 à Haïfa, est un professeur d'université et historien israélien. Il fait partie des « nouveaux historiens » qui ont réexaminé de façon critique l'histoire de l'État d'Israël et du sionisme.
Avatar du membre
Phil Traère
Utilisateur
Messages : 58
Enregistré le : 05 sept. 2025, 20:00
Sujet : L’impunité comme métier affaire Bruel | Auteur : France | Réponses : 10 | Vues : 210

L’impunité comme métier affaire Bruel

par Phil Traère » 19 mai 2026, 08:35

Depuis le début de l’affaire Bruel ou plutôt de la trentaine d’affaires Bruel se remet en place la même sinistre dramaturgie de la haine contre les femmes qui franchissent le pas : des femmes dénoncent, des hommes mais aussi des femmes minorent, et toujours les mêmes accusations : les plaignantes veulent se faire de la publicité.
Quand on voit depuis le début de MeToo, la manière dont les victimes sont traînées dans la boue par tout le monde, c’est plutôt leur courage qu’il faudra saluer.

Ces femmes anonymes déjà appuyées par Andrea Bescond, Alexandra Lamy puis rejointes par Valérie Bègue renforcent leur démarche. Mais rien à faire : le public qui va voir Bruel instrumentalise la justice.
Ce ne serait qu’un fait divers et toujours le sketch d’extrême droite sur la séparation de l’homme et de l’œuvre, le sexe des cordes vocales du chanteur.

Rien n’y fait : la justice ne peut pas suppléer à l’absence de solidarité avec ces femmes ni à la morale qui intimerait à Bruel de faire profil bas.
Alors regarde a-t-on envie de lui dire et surtout : la présomption d’innocence, ce n’est pas un principe d’immunité.

Ne confondons pas tout.
Avatar du membre
France
Utilisateur
Messages : 153
Enregistré le : 29 janv. 2026, 21:45
Sujet : L’impunité comme métier affaire Bruel | Auteur : France | Réponses : 10 | Vues : 210

L’impunité comme métier affaire Bruel

par France » 18 mai 2026, 20:59

« L’impunité comme métier »

Il y a un point commun dans toutes ces affaires qui éclatent, encore et encore : le même mécanisme d’impunité, huilé, rodé, presque industriel.

Quand un artiste est accusé — que ce soit par une, dix ou trente femmes — ce n’est jamais seulement “l’homme” qui se retrouve en cause.
C’est tout un écosystème qui se met immédiatement en position de défense : agents, producteurs, communicants, avocats, amis influents, médias partenaires.

Une putain d’machine.

Comme en politique, une machine qui sait très bien faire quatre choses :
  • minimiser,
  • diluer,
  • lubrifier,
  • attendre que ça passe.
Ce n’est pas une question de gauche, de droite, de bobo, de bourgeois, de ceci ou cela.
C’est une question de pouvoir.
De réseaux.
De capital symbolique.
De cette certitude tranquille que “rien ne leur arrivera”, parce que depuis longtemps rien ne leur arrive.

Le problème n’est pas “le show-business”.
Le problème, c’est la structure fermée, l’entre-soi, la loyauté de caste, la peur de perdre un ami rentable, un collègue bankable, un symbole utile.
Le problème, c’est l’omerta professionnelle, pas l’étiquette politique.

Et pendant ce temps, le public — celui qui paie, celui qui applaudit, celui qui croit encore à la culture comme espace de liberté — regarde ce théâtre d’auto-protection avec un mélange de lassitude et de dégoût.

Parce qu’au fond, ce que les gens ne supportent plus, ce n’est pas qu’il existe des prédateurs :
c’est qu’ils soient protégés.
C’est qu’ils soient intouchables.
C’est que les victimes, elles, doivent se battre seules, pendant que les puissants se couvrent entre eux.

Ce n’est pas une élite “dégénérée”.
C’est une élite qui ne se sanctionne jamais elle-même.

Et ça, oui :
le peuple en a marre de financer ça.

P.Bruel.png
Avatar du membre
PaulParis
Utilisateur
Messages : 136
Enregistré le : 08 juin 2025, 11:11
Sujet : Mbappé vs RHaine | Auteur : PaulParis | Réponses : 0 | Vues : 46

Mbappé vs RHaine

par PaulParis » 16 mai 2026, 20:41

📛 Après la déclaration de Kylian Mbappé contre le vote à l'extrême droite RHaine - Jordan Bardella a voulu fanfaronner contre le footballeur !

Qui est le patriote ?
Kylian Mbappé, lors de ces sept années de contrat au PSG, a payé 261 millions d'euros d'impôts en France, soit 60 fois le montant détourné par le RHaine au Parlement européen.
De plus Kylian Mbappé finance plusieurs initiatives caritatives. Il a fait de très généreux dons à la Fondation Abbé Pierre pour aider les sans-abri, et il reverse ses primes internationales à l'association Premiers de Cordée, qui permet à des enfants hospitalisés de pratiquer des activités sportives. Il a aussi créé sa propre fondation, Inspired by Kylian Mbappé, qui soutient l’éducation et le sport pour les jeunes, notamment en finançant la construction et la rénovation d’écoles au Cameroun et en organisant des activités sportives pour les enfants.

Quand le talent finance les services publics pendant que d'autres préfèrent piocher directement dans la caisse. On sait qui joue vraiment pour l'équipe de France.
Si cela pouvait faire réfléchir ceux qui soutiennent Bardella et les fachos en règle général.
Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais.
Oscar Wilde


Merci
Avatar du membre
defre
Utilisateur
Messages : 129
Enregistré le : 29 août 2024, 06:59
Sujet : Champions d'Europe | Auteur : PaulParis | Réponses : 42 | Vues : 1807

Champions d'Europe

par defre » 16 mai 2026, 17:01

Road to Budapest

Vieillir c'est quand on dit « Tu » à tout le monde et que tout le monde vous dit « Vous ».
Marcel Pagnol