Hier, à cour d'appel de Paris, les magistrats en ont entendu des vertes et des pas mûres.
Nicolas Sarkozy a été interrogé dans le cadre de l'affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.
Face aux juges, l'ancien chef de l'État maintient sa ligne de défense : « Il n’y a pas eu un centime d’argent libyen dans ma campagne ».
Pour rappel, ce procès en appel fait suite à une condamnation historique en première instance. L'an dernier, Nicolas Sarkozy avait été condamné à cinq ans de prison ferme avec exécution provisoire.
Malgré ce verdict lourd, l'ancien président continue de clamer son innocence et de contester les accusations qui pèsent sur lui et ses dix co-prévenus.
Le procès, qui a débuté le 16 mars, doit durer douze semaines. Il s'agit de l'un des dossiers les plus complexes et les plus longs impliquant un ancien président sous la Cinquième République.
Au-delà des dénégations, la défense tente également de jouer la carte de l'immunité présidentielle (Un joker pourrait-on dire) et remet en cause la légitimité même de la cour d'appel à statuer sur certains points.
Sarkozy n'a décidemment pas fini de jouer dans son éponyme telenovela.
https://www.humanite.fr/politique/nicol ... -de-laffai
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Condamnation de Sarkozy
par France » 09 avr. 2026, 20:57
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Commission d'enquête sur l'audiovisuel public
par France » 09 avr. 2026, 05:49
LA COMMISSION D'ENQUÊTE DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE SUR L’AUDIOVISUEL PUBLIC, instrumentalisée par le député Ciottiste - Charles-Henri Alloncle - est un outil de dénigrement, de mensonge et de propagande à charge contre l'audiovisuel public
Regarder par exemple :
Attaques des médias publics selon les recettes de Trump et d'Erdogan, cette caricature d'enquête démontre - et c'est terrifiant - la faiblesse de nos institutions démocratiques.
Le véritable objectif de cette procédure est de discréditer, disloquer et vendre FranceTélévision et RadioFrance à Vincent Bolloré, Pierre-Édouard Stérin et consorts, pour arranger à leur sauce l'information politique, économique, scientifique et environnementale.
Merci infiniment à Xavier Niel, Matthieu Pigasse, Nagui, Elise Lucet, Léa Salamé, Laurent Delahousse, Tristan Waleckx, entre autres, d'avoir déconstruit brillamment les attaques diffamatoires et mensongères du rapporteur Charles Alloncle.
*** Pour les élections de 2027, protégeons nos #Libertés, notre Démocratie, notre Terre et notre Environnement, pour nous et les générations futures, en votant pour des partis qui combattent les droites radicales et extrêmes.
Regarder par exemple :
Attaques des médias publics selon les recettes de Trump et d'Erdogan, cette caricature d'enquête démontre - et c'est terrifiant - la faiblesse de nos institutions démocratiques.
Le véritable objectif de cette procédure est de discréditer, disloquer et vendre FranceTélévision et RadioFrance à Vincent Bolloré, Pierre-Édouard Stérin et consorts, pour arranger à leur sauce l'information politique, économique, scientifique et environnementale.
Merci infiniment à Xavier Niel, Matthieu Pigasse, Nagui, Elise Lucet, Léa Salamé, Laurent Delahousse, Tristan Waleckx, entre autres, d'avoir déconstruit brillamment les attaques diffamatoires et mensongères du rapporteur Charles Alloncle.
*** Pour les élections de 2027, protégeons nos #Libertés, notre Démocratie, notre Terre et notre Environnement, pour nous et les générations futures, en votant pour des partis qui combattent les droites radicales et extrêmes.
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Patrick Balkany
par France » 09 avr. 2026, 05:30
Le parquet de Nanterre a frappé fort ce mercredi 8 avril 2026. Dans le cadre du procès pour prise illégale d’intérêts et détournement de fonds publics, la procureure a requis une peine de trois ans d’emprisonnement, dont 18 mois ferme, à l’encontre de Patrick Balkany. L’ancien baron des Hauts-de-Seine, aujourd'hui âgé de 77 ans, fait face à une possible amende de 350 000 euros et surtout à une peine de 10 ans d’inéligibilité. Si la magistrate a admis prendre en compte l'état de santé fragile du prévenu, elle a fustigé une « atteinte à la société et à l’État » exigeant une réponse pénale inflexible.
Au cœur du dossier, la justice dénonce un « système » bien rodé via une association paramunicipale, le Codeeil. Selon l'accusation, cette structure, financée par 855 000 euros de subventions publiques, servait de pompe à finances pour assurer un train de vie luxueux à un proche collaborateur de l'époque, Renaud Guillot-Corail. Entre compléments de revenus injustifiés et voyages en première classe vers Cuba ou Miami, le parquet estime que Patrick Balkany a régné sans partage sur Levallois-Perret, imposant une telle « omerta » aux fonctionnaires locaux que personne n'osait s'opposer à ses largesses avec l'argent du contribuable.
Pour la défense, le combat se joue désormais sur le terrain de la prescription et de l'état de santé de l'ancien maire, mais la procureure a balayé ces arguments en qualifiant les faits d'« infraction occulte » s'étant poursuivie jusqu'en 2018. Ce réquisitoire marque peut-être le clap de fin judiciaire pour celui qui a incarné une certaine idée de la politique locale pendant plus de trente ans. Le jugement, qui sera mis en délibéré, dira si Patrick Balkany doit retourner derrière les barreaux ou si son âge lui offrira un ultime sursis.
Au cœur du dossier, la justice dénonce un « système » bien rodé via une association paramunicipale, le Codeeil. Selon l'accusation, cette structure, financée par 855 000 euros de subventions publiques, servait de pompe à finances pour assurer un train de vie luxueux à un proche collaborateur de l'époque, Renaud Guillot-Corail. Entre compléments de revenus injustifiés et voyages en première classe vers Cuba ou Miami, le parquet estime que Patrick Balkany a régné sans partage sur Levallois-Perret, imposant une telle « omerta » aux fonctionnaires locaux que personne n'osait s'opposer à ses largesses avec l'argent du contribuable.
Pour la défense, le combat se joue désormais sur le terrain de la prescription et de l'état de santé de l'ancien maire, mais la procureure a balayé ces arguments en qualifiant les faits d'« infraction occulte » s'étant poursuivie jusqu'en 2018. Ce réquisitoire marque peut-être le clap de fin judiciaire pour celui qui a incarné une certaine idée de la politique locale pendant plus de trente ans. Le jugement, qui sera mis en délibéré, dira si Patrick Balkany doit retourner derrière les barreaux ou si son âge lui offrira un ultime sursis.
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PaulParis
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Champions d'Europe
par PaulParis » 08 avr. 2026, 23:40
J’ai visionné le match aller, en quart de finale, des possibles adversaires du PSG au tour suivant : Bayern-Real de Madrid. Même si on ne sait pas encore si le PSG battra Liverpool, je commence déjà à étudier le jeu des futurs adversaires. Le Bayern a battu le Real par 2 buts contre 1 de l’inévitable M’Bappé, sur la pelouse du Real. Le Real a une chance au retour, mais...
Quelques enseignements.
- Le Bayern est terrible, mais pas invincible. Il est extrêmement dynamique (7 km parcouru de plus que le Real) avec de remarquables attaquants : premier but de Luis Diaz – pas celui de la panenka, Ibrahim D., qui est lui aussi entré sur le terrain mais du côté Real), et le très redoutable Harry Kane, qui marque ensuite , en quelques secondes de la deuxième mi-temps, sur une passe sublime de Olisé (j’y reviendrai). Mais plusieurs fois les contre-attaques du Real ont mis M’Bappé ou Vinicius en position de tir cadré, arrêtés par l’incroyable gardien de 40 ans, toujours jeune, du Bayern. Il a fallu une passe (toute aussi belle que celle de Olise) de Valverde pour que M’Bappé arrive à tromper ce vétéran.
- Comme on voit, dans un match de très haut niveau, le « passeur décisif » est tout aussi important que le buteur. Ce sont les couples Olise-Kane et Valverde-M’Bappé qui ont réussi à transpercer la défense et tromper le gardien.
- Il y avait 4 joueurs de l’équipe de France sur le terrain (M’Bappé, Olise, et les deux défenseurs Upamecano et Tchouameni),soit plus que dans l’équipe type du PSG (Dembélé, Doué et Zaïre-Emery ) .
Ils ont tous brillé, et l’équipe de France disposera donc au Mondial de deux couples redoutables, Doué-Mbappé et Olise-Dembélé. Mais le plus extraordinaire fut Olise, sorte de super-Doué, incroyable dribleur, passeur millmétrique. Il a même tenté en vain de marquer plusieurs fois, ayant défait un paquet de défenseurs adverses, sans que ses propres partenaires aient eu le temps de le suivre pour prendre le relais... Thierry Henri a trouvé cette formule : « C’est un joueur différent. Il voit le jeu d’une manière que peu de personnes savent faire. Il voit le jeu avec son cerveau. Il ne regarde pas le jeu avec ses yeux ». Mais en plus il a les jambes pour exécuter...
Quelques enseignements.
- Le Bayern est terrible, mais pas invincible. Il est extrêmement dynamique (7 km parcouru de plus que le Real) avec de remarquables attaquants : premier but de Luis Diaz – pas celui de la panenka, Ibrahim D., qui est lui aussi entré sur le terrain mais du côté Real), et le très redoutable Harry Kane, qui marque ensuite , en quelques secondes de la deuxième mi-temps, sur une passe sublime de Olisé (j’y reviendrai). Mais plusieurs fois les contre-attaques du Real ont mis M’Bappé ou Vinicius en position de tir cadré, arrêtés par l’incroyable gardien de 40 ans, toujours jeune, du Bayern. Il a fallu une passe (toute aussi belle que celle de Olise) de Valverde pour que M’Bappé arrive à tromper ce vétéran.
- Comme on voit, dans un match de très haut niveau, le « passeur décisif » est tout aussi important que le buteur. Ce sont les couples Olise-Kane et Valverde-M’Bappé qui ont réussi à transpercer la défense et tromper le gardien.
- Il y avait 4 joueurs de l’équipe de France sur le terrain (M’Bappé, Olise, et les deux défenseurs Upamecano et Tchouameni),soit plus que dans l’équipe type du PSG (Dembélé, Doué et Zaïre-Emery ) .
Ils ont tous brillé, et l’équipe de France disposera donc au Mondial de deux couples redoutables, Doué-Mbappé et Olise-Dembélé. Mais le plus extraordinaire fut Olise, sorte de super-Doué, incroyable dribleur, passeur millmétrique. Il a même tenté en vain de marquer plusieurs fois, ayant défait un paquet de défenseurs adverses, sans que ses propres partenaires aient eu le temps de le suivre pour prendre le relais... Thierry Henri a trouvé cette formule : « C’est un joueur différent. Il voit le jeu d’une manière que peu de personnes savent faire. Il voit le jeu avec son cerveau. Il ne regarde pas le jeu avec ses yeux ». Mais en plus il a les jambes pour exécuter...
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Rions un peu
par defre » 08 avr. 2026, 06:15
Vieillir c'est quand on dit « Tu » à tout le monde et que tout le monde vous dit « Vous ».
Marcel Pagnol
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Condamnation confirmée pour Éric Zemmour
par France » 08 avr. 2026, 01:48
Les condamnations de Zemmour
Par contre ce que je sais moi c'est la signification de "petite raclure multirécidiviste"
- provocation à la discrimination raciale
- provocation à la haine religieuse
- injures à caractère raciste
- provocation à la haine contre les migrants et mineurs isolés
- contestation de crime contre l'humanité
Par contre ce que je sais moi c'est la signification de "petite raclure multirécidiviste"
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Sujet : Michel Bouquet, le cinéma raffolait de son ambiguïté | Auteur : France | Réponses : 0 | Vues : 74
Michel Bouquet, le cinéma raffolait de son ambiguïté
par France » 06 avr. 2026, 21:20
C’est Truffaut qui lui offrit ses premiers beaux rôles, alors qu’il avait déjà 40 ans. Yves Boisset en fit une crapule définitive, mais il excella chez Claude Chabrol en notable vaniteux.
https://www.telerama.fr/cinema/michel-b ... 009860.php
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Samir Nasri et les livraisons Deliveroo
par paul » 06 avr. 2026, 10:16
Quand 212 livraisons Deliveroo trahissent une résidence fictive à Dubaï : le fisc rattrape Samir Nasri
Il croyait avoir trouvé la parade idéale : déclarer sa résidence fiscale à Dubaï, aux Émirats arabes unis, et ainsi échapper à l'impôt français sur ses revenus de consultant. Sauf que l'administration fiscale française, méthodique et déterminée, a épluché chaque détail de sa vie quotidienne. Et c'est finalement une application de livraison de repas qui a contribué à faire s'effondrer la construction.
Samir Nasri, 38 ans, ancien milieu offensif de l'équipe de France comptant 41 sélections, et actuellement consultant au Canal Champions Club, se retrouve au cœur d'un contentieux fiscal massif. Selon une enquête publiée par Les Échos et confirmée par une décision du tribunal judiciaire de Paris en date du 12 mars 2026, le Trésor public lui réclame la somme de 5,51 millions d'euros. Le détail des sommes est sans appel : 5,25 millions d'euros de rappels d'impôt sur le revenu pour la période 2020-2022, auxquels s'ajoutent 82 000 euros de rappels d'impôt sur la fortune immobilière au titre des années 2019 à 2025.
212 repas parisiens qui coûtent cher
Le chiffre a circulé partout et dit beaucoup sur la méthode du fisc : en 2022 seulement, Samir Nasri aurait commandé 212 repas via l'application Deliveroo, tous livrés à une adresse parisienne. Anecdotique en apparence, ce détail n'est qu'un élément parmi un faisceau d'indices bien plus solide que l'administration a constitué patiemment.
Car les enquêteurs ne se sont pas contentés de surveiller les dîners commandés. Ils ont épluché les relevés des compagnies aériennes, qui révèlent que l'ancien international a séjourné en France entre 126 et 208 jours par an entre 2021 et 2023, contre seulement 42 à 124 jours aux Émirats arabes unis. Ils ont également constaté qu'il possédait trois biens immobiliers sur le territoire national, qu'il détenait des participations dans des sociétés françaises entre 2020 et 2022, et qu'il était lié par un contrat professionnel avec Canal+ impliquant l'enregistrement de 40 à 45 émissions entre septembre 2021 et juin 2022. Autrement dit, le centre réel de sa vie professionnelle et personnelle se situait bel et bien à Paris, quoi qu'en disent ses déclarations officielles.
Sur le fondement de l'ensemble de ces éléments, l'administration fiscale a conclu que le "centre des intérêts vitaux" de Samir Nasri était en France, et non aux Émirats. C'est ce critère, central en droit fiscal international, qui détermine la résidence fiscale effective d'un contribuable.
Des mesures conservatoires inédites
Pour s'assurer du recouvrement de la créance avant même qu'un titre exécutoire ne soit prononcé, le Trésor public a frappé fort dès l'été 2025. Il a obtenu l'hypothèque judiciaire d'un bien immobilier parisien appartenant à Nasri, ainsi que la saisie de ses comptes bancaires détenus notamment auprès de la banque Edmond de Rothschild. L'avocat fiscaliste Lyès Kaci, interrogé par Les Échos, a souligné le caractère inhabituel de cette procédure : déclencher des saisies conservatoires avant même la notification officielle de la proposition de rectification témoigne de la solidité du dossier aux yeux de l'administration.
La proposition de rectification a finalement été notifiée à Samir Nasri début mars 2025. Il disposait alors de 30 jours pour la contester.
La défense se défend, mais la justice maintient la pression
Du côté de l'ancien footballeur, on conteste vigoureusement. Ses avocats dénoncent une "insécurité juridique" et ont interjeté appel de la décision du tribunal validant les mesures conservatoires. Nasri fait valoir que ses revenus français sont déjà taxés, et invoque ses liens bancaires avec le Royaume-Uni, où il a longtemps évolué sous les couleurs d'Arsenal puis de Manchester City. Il a soutenu que le Royaume-Uni avait l'exclusivité de sa fiscalité avant son installation aux Émirats. Ses avocats précisent également que la nature exacte des revenus visés par le redressement n'est pas encore établie, et que les traités fiscaux bilatéraux pourraient protéger une partie des sommes concernées.
Mais à ce stade, la justice a validé les mesures conservatoires, laissant le dossier suivre son cours jusqu'à un jugement sur le fond.
Si le redressement est finalement confirmé et l'appel rejeté, Nasri ne s'acquittera pas seulement des 5,51 millions d'euros. En cas de manquement délibéré, le fisc peut appliquer une majoration de 40 %. En cas de fraude caractérisée, ce taux peut grimper à 80 %.
L'eldorado fiscal de Dubaï : un mirage pour ceux qui restent en France
L'affaire Nasri n'est pas un cas isolé. Depuis plusieurs années, Dubaï est devenue la destination prisée de nombreux Français fortunés — sportifs, influenceurs, entrepreneurs — attirés par l'absence totale d'impôt sur le revenu dans les Émirats arabes unis. Mais l'administration française a clairement durci ses contrôles, et le dossier Nasri illustre parfaitement la limite de ces constructions fiscales : il ne suffit pas d'avoir un visa émirati et un appartement là-bas pour être reconnu comme résident fiscal à Dubaï. Encore faut-il y vivre réellement.
Cette affaire pose, une fois de plus, la question de l'équité fiscale. Pendant que des millions de salariés, de fonctionnaires, d'artisans et d'ouvriers paient leurs impôts à la source sans pouvoir y couper, certains fortunés construisent des montages leur permettant, pendant des années, de soustraire d'immenses revenus à la solidarité nationale. Le fisc qui scrute les commandes Deliveroo pour démontrer qu'un ex-footballeur multimillionnaire habite bien à Paris plutôt qu'à Dubaï : voilà l'image du système. Elle est saisissante.
Sources : Les Échos, Libération
Il croyait avoir trouvé la parade idéale : déclarer sa résidence fiscale à Dubaï, aux Émirats arabes unis, et ainsi échapper à l'impôt français sur ses revenus de consultant. Sauf que l'administration fiscale française, méthodique et déterminée, a épluché chaque détail de sa vie quotidienne. Et c'est finalement une application de livraison de repas qui a contribué à faire s'effondrer la construction.
Samir Nasri, 38 ans, ancien milieu offensif de l'équipe de France comptant 41 sélections, et actuellement consultant au Canal Champions Club, se retrouve au cœur d'un contentieux fiscal massif. Selon une enquête publiée par Les Échos et confirmée par une décision du tribunal judiciaire de Paris en date du 12 mars 2026, le Trésor public lui réclame la somme de 5,51 millions d'euros. Le détail des sommes est sans appel : 5,25 millions d'euros de rappels d'impôt sur le revenu pour la période 2020-2022, auxquels s'ajoutent 82 000 euros de rappels d'impôt sur la fortune immobilière au titre des années 2019 à 2025.
212 repas parisiens qui coûtent cher
Le chiffre a circulé partout et dit beaucoup sur la méthode du fisc : en 2022 seulement, Samir Nasri aurait commandé 212 repas via l'application Deliveroo, tous livrés à une adresse parisienne. Anecdotique en apparence, ce détail n'est qu'un élément parmi un faisceau d'indices bien plus solide que l'administration a constitué patiemment.
Car les enquêteurs ne se sont pas contentés de surveiller les dîners commandés. Ils ont épluché les relevés des compagnies aériennes, qui révèlent que l'ancien international a séjourné en France entre 126 et 208 jours par an entre 2021 et 2023, contre seulement 42 à 124 jours aux Émirats arabes unis. Ils ont également constaté qu'il possédait trois biens immobiliers sur le territoire national, qu'il détenait des participations dans des sociétés françaises entre 2020 et 2022, et qu'il était lié par un contrat professionnel avec Canal+ impliquant l'enregistrement de 40 à 45 émissions entre septembre 2021 et juin 2022. Autrement dit, le centre réel de sa vie professionnelle et personnelle se situait bel et bien à Paris, quoi qu'en disent ses déclarations officielles.
Sur le fondement de l'ensemble de ces éléments, l'administration fiscale a conclu que le "centre des intérêts vitaux" de Samir Nasri était en France, et non aux Émirats. C'est ce critère, central en droit fiscal international, qui détermine la résidence fiscale effective d'un contribuable.
Des mesures conservatoires inédites
Pour s'assurer du recouvrement de la créance avant même qu'un titre exécutoire ne soit prononcé, le Trésor public a frappé fort dès l'été 2025. Il a obtenu l'hypothèque judiciaire d'un bien immobilier parisien appartenant à Nasri, ainsi que la saisie de ses comptes bancaires détenus notamment auprès de la banque Edmond de Rothschild. L'avocat fiscaliste Lyès Kaci, interrogé par Les Échos, a souligné le caractère inhabituel de cette procédure : déclencher des saisies conservatoires avant même la notification officielle de la proposition de rectification témoigne de la solidité du dossier aux yeux de l'administration.
La proposition de rectification a finalement été notifiée à Samir Nasri début mars 2025. Il disposait alors de 30 jours pour la contester.
La défense se défend, mais la justice maintient la pression
Du côté de l'ancien footballeur, on conteste vigoureusement. Ses avocats dénoncent une "insécurité juridique" et ont interjeté appel de la décision du tribunal validant les mesures conservatoires. Nasri fait valoir que ses revenus français sont déjà taxés, et invoque ses liens bancaires avec le Royaume-Uni, où il a longtemps évolué sous les couleurs d'Arsenal puis de Manchester City. Il a soutenu que le Royaume-Uni avait l'exclusivité de sa fiscalité avant son installation aux Émirats. Ses avocats précisent également que la nature exacte des revenus visés par le redressement n'est pas encore établie, et que les traités fiscaux bilatéraux pourraient protéger une partie des sommes concernées.
Mais à ce stade, la justice a validé les mesures conservatoires, laissant le dossier suivre son cours jusqu'à un jugement sur le fond.
Si le redressement est finalement confirmé et l'appel rejeté, Nasri ne s'acquittera pas seulement des 5,51 millions d'euros. En cas de manquement délibéré, le fisc peut appliquer une majoration de 40 %. En cas de fraude caractérisée, ce taux peut grimper à 80 %.
L'eldorado fiscal de Dubaï : un mirage pour ceux qui restent en France
L'affaire Nasri n'est pas un cas isolé. Depuis plusieurs années, Dubaï est devenue la destination prisée de nombreux Français fortunés — sportifs, influenceurs, entrepreneurs — attirés par l'absence totale d'impôt sur le revenu dans les Émirats arabes unis. Mais l'administration française a clairement durci ses contrôles, et le dossier Nasri illustre parfaitement la limite de ces constructions fiscales : il ne suffit pas d'avoir un visa émirati et un appartement là-bas pour être reconnu comme résident fiscal à Dubaï. Encore faut-il y vivre réellement.
Cette affaire pose, une fois de plus, la question de l'équité fiscale. Pendant que des millions de salariés, de fonctionnaires, d'artisans et d'ouvriers paient leurs impôts à la source sans pouvoir y couper, certains fortunés construisent des montages leur permettant, pendant des années, de soustraire d'immenses revenus à la solidarité nationale. Le fisc qui scrute les commandes Deliveroo pour démontrer qu'un ex-footballeur multimillionnaire habite bien à Paris plutôt qu'à Dubaï : voilà l'image du système. Elle est saisissante.
Sources : Les Échos, Libération
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defre
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Rions un peu
par defre » 05 avr. 2026, 19:20
La France perd un homme d'une sobriété remarquable.
Gérard MANJOUI a traversé 74 ans d'existence avec une retenue exemplaire. Sans excès. Sans débordements. Sans jamais se laisser aller.
Ses proches ont déposé sur sa tombe ce qui lui a manqué toute sa vie. Par respect. Et par pitié.
Repose en paix, Gérard. Au paradis, paraît-il, tout est possible.
(Toute ressemblance avec des personnes existantes serait purement fortuite... et intimement troublante.)
Gérard MANJOUI a traversé 74 ans d'existence avec une retenue exemplaire. Sans excès. Sans débordements. Sans jamais se laisser aller.
Ses proches ont déposé sur sa tombe ce qui lui a manqué toute sa vie. Par respect. Et par pitié.
Repose en paix, Gérard. Au paradis, paraît-il, tout est possible.
(Toute ressemblance avec des personnes existantes serait purement fortuite... et intimement troublante.)
Vieillir c'est quand on dit « Tu » à tout le monde et que tout le monde vous dit « Vous ».
Marcel Pagnol
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PaulParis
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L'humiliation de Pigasse
par PaulParis » 05 avr. 2026, 18:26
L'aversion pour une personne agit parfois comme un leurre et nous conduit à ne pas analyser les faits. Tenez, par exemple, que dire de Matthieu Pigasse, Xavier Niel, Delphine Ernotte, Charles Alloncle, ou de Jérémie Patrier-Leitus, si ce n'est qu'ils ont très certainement pour point commun, chacun dans leur genre, de ne pas faire l'unanimité ? (et c'est le moins qu'on puisse dire).
Il faut pourtant renverser la perspective et se demander de quoi ces gens sont-ils le nom. De là, un certain nombre de mises au point s'impose.
Le débordement et l'instrumentalisation d'une commission parlementaire n'ont tout d'abord pas commencé avec Charles Alloncle et d'autres exemples récents illustrent en miroir que les dissensions entre un rapporteur très politisé et le président, voire les autres parties prenantes, ne sont pas nouveaux et existent depuis plusieurs années, illustrant parmi d'autres exemples la décadence de nos pratiques institutionnelles dont celles du Parlement.
Cela ne signifie pour autant pas que l'objet et les faits venant à être révélés par une commission sont dépourvus d'intérêt. Un rapporteur ou un président (lequel ne brille pas toujours non plus par sa neutralité et son habileté, il faut le dire), ne sont que des rouages. Ni des héros, ni des parias.
En l'occurrence, cette commission d'enquête parlementaire, quels que soient les travers vrais, supposés ou amplifiés de son rapporteur, a levé toutes sortes de scandales et de faits indiscutables.
Le vrai sujet, ce n'est certainement pas Charles Alloncle, c'est la malfaisance exercée sur l'audiovisuel public par quelques uns depuis trop longtemps, ce sont les énormités relevées par la Cour des comptes et par quantité d'intervenants institutionnels, de peronnes morales ou personnes physiques, c'est enfin et surtout l'impunité et l'arrogance avec lesquelles une petite caste semble déterminée à tout faire pour se couvrir et continuer de vivre aux depens de l'intérêt général.
Le fond et la forme ont fait corps dans cette commission, jusqu'à la nausée.
Cette arrogance et cette impunité ont d'ailleurs été singlantes, en ce compris au cours de nombre d'auditions, et n'avaient pour la plupart aucune justification si ce n'est le vague prétexte de la victimisation ou de l'inversion accusatoire déversée réciproquement entre les auditionnés et le rapporteur dans un jeu d'ultra personnalisation de sujets graves et d'intérêt général.
Alors oui, Charles Alloncle a commis des erreurs techniques qui ont illustré une mauvaise préparation de certains points et l'ont poussé, dans le pire des cas, à affirmer des choses fausses, ce qui a permis à ceux qui y trouvent un intérêt, de le décrédibiliser afin de taire et masquer ce qui est par ailleurs tout à fait vrai et juste inacceptable.
En cela, au-delà des approximations, erreurs ou du militantisme de ce député dont on est libre de partager, ou pas, tout ou partie des positions, la réalité dépeinte tant par les faits avérés par cette commission d'enquête (et il y en a !) que par le mépris de certains auditionnés prenant seul prétexte de leur aversion du rapporteur, constitue un véritable doigt d'honneur adressé aux Français qui, dans leur immense majorité ne reclament pas urbi et orbi une privatisation - couperet du service public de l'audiovisuel, mais simplement un peu de justice, un peu de décence, et un recentrage du traitement de l'information qui permette - vraiment - de faire vivre la neutralité et l'honnêteté intellectuelle pour que nous nous y retrouvions TOUS.
Il faut pourtant renverser la perspective et se demander de quoi ces gens sont-ils le nom. De là, un certain nombre de mises au point s'impose.
Le débordement et l'instrumentalisation d'une commission parlementaire n'ont tout d'abord pas commencé avec Charles Alloncle et d'autres exemples récents illustrent en miroir que les dissensions entre un rapporteur très politisé et le président, voire les autres parties prenantes, ne sont pas nouveaux et existent depuis plusieurs années, illustrant parmi d'autres exemples la décadence de nos pratiques institutionnelles dont celles du Parlement.
Cela ne signifie pour autant pas que l'objet et les faits venant à être révélés par une commission sont dépourvus d'intérêt. Un rapporteur ou un président (lequel ne brille pas toujours non plus par sa neutralité et son habileté, il faut le dire), ne sont que des rouages. Ni des héros, ni des parias.
En l'occurrence, cette commission d'enquête parlementaire, quels que soient les travers vrais, supposés ou amplifiés de son rapporteur, a levé toutes sortes de scandales et de faits indiscutables.
Le vrai sujet, ce n'est certainement pas Charles Alloncle, c'est la malfaisance exercée sur l'audiovisuel public par quelques uns depuis trop longtemps, ce sont les énormités relevées par la Cour des comptes et par quantité d'intervenants institutionnels, de peronnes morales ou personnes physiques, c'est enfin et surtout l'impunité et l'arrogance avec lesquelles une petite caste semble déterminée à tout faire pour se couvrir et continuer de vivre aux depens de l'intérêt général.
Le fond et la forme ont fait corps dans cette commission, jusqu'à la nausée.
Cette arrogance et cette impunité ont d'ailleurs été singlantes, en ce compris au cours de nombre d'auditions, et n'avaient pour la plupart aucune justification si ce n'est le vague prétexte de la victimisation ou de l'inversion accusatoire déversée réciproquement entre les auditionnés et le rapporteur dans un jeu d'ultra personnalisation de sujets graves et d'intérêt général.
Alors oui, Charles Alloncle a commis des erreurs techniques qui ont illustré une mauvaise préparation de certains points et l'ont poussé, dans le pire des cas, à affirmer des choses fausses, ce qui a permis à ceux qui y trouvent un intérêt, de le décrédibiliser afin de taire et masquer ce qui est par ailleurs tout à fait vrai et juste inacceptable.
En cela, au-delà des approximations, erreurs ou du militantisme de ce député dont on est libre de partager, ou pas, tout ou partie des positions, la réalité dépeinte tant par les faits avérés par cette commission d'enquête (et il y en a !) que par le mépris de certains auditionnés prenant seul prétexte de leur aversion du rapporteur, constitue un véritable doigt d'honneur adressé aux Français qui, dans leur immense majorité ne reclament pas urbi et orbi une privatisation - couperet du service public de l'audiovisuel, mais simplement un peu de justice, un peu de décence, et un recentrage du traitement de l'information qui permette - vraiment - de faire vivre la neutralité et l'honnêteté intellectuelle pour que nous nous y retrouvions TOUS.