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Sujet : Mondial 2026 | Auteur : France | Réponses : 21 | Vues : 499

Mondial 2026

par France » 20 juil. 2026, 18:00

Elle a traversé l’enfer pour offrir un avenir à ses enfants… et son histoire force le respect.
En 1994, María Arthuer et son mari Félix quittent le Ghana pour fuir la pauvreté. Leur route les conduit à travers le Sahara, où ils sont abandonnés sans eau ni nourriture. Pour survivre, ils sont contraints de boire leur propre ur*ne.
Enceinte d’Iñaki, María refuse d’abandonner et poursuit son périple jusqu’en Espagne.
Des années plus tard, cette femme devenue symbole de courage est la mère de deux footballeurs internationaux : Iñaki Williams, qui représente le Ghana, et Nico Williams, star de la sélection espagnole et champion du monde 2026.
Derrière les trophées, les buts et la lumière des stades, il y a une histoire de sacrifices, de courage et de résilience.
Nico Williams n’a jamais oublié ce parcours : « Les immigrés comme mes parents sont des héros ».

Avant les projecteurs et les trophées, il y a eu les épreuves, les sacrifices et le rêve d’une mère pour ses enfants.

https://www.fifa.com/en/articles/fifa-w ... pain-ghana

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PaulParis
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Sujet : Kylian Mbappe | Auteur : PaulParis | Réponses : 2 | Vues : 335

Kylian Mbappe

par PaulParis » 20 juil. 2026, 15:51

LA SAISON DE KYLIAN MBAPPÉ, C'EST DU TRÈS TRÈS LOURD !

Sur le plan individuel, la saison 2025/2026 du capitaine des Bleus est tout simplement exceptionnelle :
🏅 Meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du Monde (22 buts)
🏆 Meilleur buteur de la Coupe du Monde 2026 (10 buts)
🇫🇷 Meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France (66 buts)
🇪🇸 Meilleur buteur de la Liga (25 buts)
⭐️ Meilleur buteur de la Ligue des Champions (13 buts)

Ça me rend dingue tous ces gens qui le critiquent alors qu'il est monstrueux. C'est un attaquant !
Alors oui il n'a pas gagné de titre cette année mais clairement on ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir fait son travail convenablement.

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Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais.
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Sujet : Mondial 2026 | Auteur : France | Réponses : 21 | Vues : 499

Mondial 2026

par PaulParis » 20 juil. 2026, 13:44

Hier soir le football, le beau football, a gagné face aux tricheurs.
Bravo à l'Espagne pour sa deuxième étoile

La plus belle photo de ce mondial

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Sujet : The Hack : la série qui célèbre l’utilité du journalisme | Auteur : France | Réponses : 0 | Vues : 30

The Hack : la série qui célèbre l’utilité du journalisme

par France » 18 juil. 2026, 12:27

Elles ne sont pas si fréquentes les fictions (Spotlight, Les Hommes du président, Pentagon Papers…) qui font la part belle au journalisme – en France, n’en parlons pas. C’est une profession souvent ignorée et, quand ce n’est pas le cas, il n’est pas rare qu’elle soit montrée à l’écran comme étant sous influence, prisonnière de l’immédiateté, de sa médiocrité ou d’intérêts peu compatibles avec une information indépendante ; parfois les trois. Ce qui, pour dire vrai, n’est pas complètement faux.

Mais heureusement, il y a The Hack, une mini-série britannique diffusée depuis la mi-juin sur la plateforme d’Arte. Elle raconte l’enquête hors du commun d’un journaliste du quotidien The Guardian qui, en révélant le pire de l’industrie des médias en Angleterre, a montré par contraste le plus beau visage du journalisme : rigoureux dans la recherche des faits, acharné face aux puissants vents contraires et tout entier dédié au service du public. En un mot : utile.

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Créée par Jack Thorne, à qui l’on doit déjà la bouleversante série Adolescence, The Hack tient pour personnage central le journaliste Nick Davies, qui va mettre au jour les pratiques de l’empire médiatique du milliardaire Rupert Murdoch et de l’un de ses principaux journaux en Angleterre, le tabloïd News of the World.

Interprété par l’acteur David Tennant, le journaliste du Guardian va révéler comment, grâce à des policiers corrompus, des détectives privés sans foi ni loi et des politiques prosternés, l’empire Murdoch a espionné pendant des années les téléphones de stars, de journalistes et d’anonymes. Et même la messagerie d’une adolescente de 13 ans, entre le moment de sa disparition et la découverte de son cadavre.

Rien ne manque dans la série de ce qui fait le journalisme : une enquête qui naît d’une précédente enquête ; des sources inquiètes qu’il faut protéger à tout prix ; la grande solitude après les premières révélations qui paraissent tomber dans un désert d’indifférence des autres médias ; le sentiment d’impunité intact des mis en cause…

Dans son autobiographie Breaking News (non traduite), l’ancien rédacteur en chef du Guardian, Alan Rusbriger, joué dans The Hack par le flegmatique et intrépide Toby Jones, raconte le vertige qui l’a saisi face à l’énormité du scandale dévoilé : « Vous supposez qu’il existe de nombreux mécanismes de contrôle et d’équilibre pour empêcher les personnes puissantes de commettre des actes malhonnêtes. Pour la première fois de ma vie d’adulte, j’ai douté que cela soit vrai en Grande-Bretagne. »

« C’est comme si tout le système médiatique de Murdoch semblait s’être mobilisé par appeler la vérité le mensonge, et pour promouvoir des fausses informations comme la vérité », ajoute-t-il.

The Hack est tirée du livre que Nick Davies, 73 ans aujourd’hui, a consacré en 2014 à cette affaire, probablement la plus intense de sa carrière. Alan Rusbriger, encore : « Si dans les années à venir les gens veulent savoir ce que c’était que d’être un brillant journaliste d’investigation – ingénieux, inflexible, infatigable, courageux, plein de ressources –, ils devraient lire le livre de Nick. »

L’ouvrage, baptisé Hack Attack, n’a malheureusement pas été traduit en français. À défaut, il y a donc cette indispensable série, qui montre que le journalisme peut parfois avoir cette prétention folle de réparer ce que les abus de pouvoir cassent sans vergogne.

Fabrice Arfi

https://www.arte.tv/fr/videos/RC-027900 ... ur-ecoute/
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Sujet : Mondial 2026 | Auteur : France | Réponses : 21 | Vues : 499

Mondial 2026

par PaulParis » 17 juil. 2026, 09:24

On va revenir sur cette Coupe du monde de la France, ou plutôt sur la manière dont elle a été racontée.
En 90 minutes, lors d'une demi-finale, donc dans le dernier carré mondial, cette équipe est passée du statut de « meilleure équipe de France de tous les temps » à celui de « pire équipe de France de tous les temps ».
Dans les deux cas, il n'y a quasiment aucun recul. Seulement des réactions émotionnelles.
Mbappé est passé de leader incontestable, dont toutes les critiques avaient disparu, à responsable de tous les maux. Dembélé est passé de « Ballon d'Or en carton » après les premiers matchs à futur double Ballon d'Or 2026, avant qu'on en arrive presque à demander qu'on lui retire cette distinction après une seule rencontre. Olise est passé du génie à joueur de district. Deschamps est passé du meilleur sélectionneur du monde, qu'il fallait absolument prolonger, à DD qu'il faudrait jeter avec l'eau du bain.
Cette incapacité à garder de la mesure est inquiétante. Aujourd'hui, l'émotion remplace trop souvent l'analyse.
Pourtant, jusqu'à cette demi-finale, il n'y avait pas grand-chose à reprocher aux Bleus. Même lorsque le contenu était imparfait, l'équipe trouvait toujours des solutions : un titulaire qui élevait son niveau, un remplacement inspiré, une force collective, un état d'esprit de compétiteurs. C'est aussi cela, une grande équipe : savoir gagner sans toujours dominer.
Puis arrive l'Espagne.
En quelques minutes, toutes les certitudes volent en éclats. Rabiot est averti dès la 8e minute. On sent immédiatement Deschamps préoccupé ; son attitude n'est pas celle des grands soirs. À la 22e minute, la France concède un penalty à la suite d'une erreur défensive. À la 29e, Saliba sort sur blessure. L'équipe est dominée dans presque tous les secteurs du jeu.
À la mi-temps, Deschamps choisit de remplacer Rabiot. Son carton jaune a manifestement pesé dans la décision. Ce choix peut se comprendre si l'on craint une expulsion, mais il prive aussi l'équipe de son principal impact dans les duels. Dans le même temps, Tchouaméni, diminué physiquement, reste sur le terrain. Le milieu espagnol n'a alors plus qu'à dérouler son football, presque en pantoufles.
À partir de là, tout le collectif se dérègle. Les automatismes disparaissent, les leaders doutent, les remplacements n'ont plus le même effet et l'Espagne prend le contrôle du match.
Mais est-ce que cette demi-finale efface tout ce qui a été fait auparavant ? Évidemment non.
Une grande équipe peut passer complètement à côté d'un match. Cela est arrivé à toutes les grandes sélections de l'histoire. Ce qui est inquiétant, ce n'est pas la défaite en elle-même ; c'est cette défaite sans véritable révolte, sans cette capacité à inverser la dynamique comme les Bleus l'avaient fait jusque-là dans la compétition.
Ce qui est encore plus inquiétant, c'est notre incapacité collective à accepter qu'une équipe puisse être excellente sans être parfaite, et qu'un seul match ne transforme ni des champions en imposteurs, ni des joueurs de classe mondiale en joueurs médiocres.
Le football mérite mieux que des jugements dictés par 90 minutes d'émotion.
Maintenant, il reste un match. Une médaille de bronze n'effacera pas la déception d'une demi-finale perdue, mais elle permettrait de terminer cette Coupe du monde sur une victoire et de rappeler qu'une équipe ne se résume jamais à ses 90 pires minutes.

Allez les Bleus. Go décrocher cette troisième place.

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par France » 15 juil. 2026, 16:23

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Mondial 2026

par PaulParis » 15 juil. 2026, 08:07

LE FIASCO BLEU.
C'est terminé. France-Espagne : la Roja a écrasé les Bleus, et ce n'était même pas beau à voir. Ce que j'ai vu sur ce terrain, ce n'était pas l'équipe de France qu'on a l'habitude de voir - c'était une équipe fantôme, méconnaissable, à la dérive.
Kylian Mbappé ? Des tirs à côté, hors cadre, aucune précision, aucune finition. Des passes ratées à la pelle, trop longues, trop courtes, zéro synchronisation, zéro complicité entre les joueurs. On aurait dit onze inconnus qui se croisaient sur le même terrain sans jamais se comprendre.

UNE HUMILIATION NATIONALE
Un seul but d'écart, sur penalty. Un seul. Et pourtant, la France n'a jamais réussi à égaliser, jamais réussi à marquer, tout simplement incapable de trouver le chemin des filets. Zéro but. Zéro réaction.
C'est plus qu'une défaite, c'est une humiliation pure et simple. Et comme si ça ne suffisait pas, les supporters espagnols ont enfoncé le clou en scandant "olééé... olééé... olééé..." dans les dernières minutes, comme on charrie un taureau fatigué face à son matador. Les Bleus, humiliés jusque dans les tribunes.

L'Espagne a gagné. Bravo à elle. Le pays du foot vient de le rappeler au monde entier, avec une brutalité sans appel.
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Mondial 2026

par paul » 15 juil. 2026, 05:56

Un 2-0 plus que propre, l'Espagne a donné une leçon de football !

Rideau.
Fin de l’illusion.

Pendant toute la compétition, on a vendu les Bleus comme une machine de guerre. Les plateaux télé distribuaient les couronnes, les consultants voyaient déjà la coupe briller, et chaque accélération de Mbappé devenait un poème national.

Puis l’Espagne est arrivée.

Et d’un coup, plus personne ne savait quoi faire avec un ballon.

Le 2-0 ? Presque une promotion. Parce que la véritable gifle n’est pas dans le score de cette demi-finale. Elle est dans le contenu. Une équipe qui regarde jouer l’autre pendant 90 minutes, c’est rarement un accident. C’est un constat.
La Roja a débarqué avec son football de laboratoire. Contrôle. Pressing. Placement. Intelligence. Chaque passe semblait écrite dix secondes avant d’être jouée. Le ballon leur collait au pied comme s’il refusait de toucher la pelouse. Pas un contrôle raté. Pas une sortie de balle paniquée. Pas une ligne de hors-jeu mal gérée. Une précision obscène.

Les Bleus, eux, ont passé leur soirée à chercher des espaces qui n’existaient pas.
C’était fascinant.

On aurait dit un groupe qui jouait contre un fantôme. Toujours une seconde de retard. Toujours un Espagnol entre la passe et le destinataire. Toujours une mauvaise décision. Les transmissions ressemblaient à des bouteilles jetées à la mer.
Le pressing espagnol n’a pas seulement étouffé la France. Il lui a retiré son identité.

Mbappé ? Frustré.
Dembélé ? Anesthésié.
Olise ? Effacé.
Rabiot ? Perdu.

Les « méchants » annoncés avant le match ont fini transformés en agneaux. L’Espagne les a enfermés dans une cage tactique dont personne n’a trouvé la clé.

Et c’est là que la réalité fait mal.
Depuis le début du tournoi, la France vivait très bien sans maîtriser ses matches. Elle exploitait les espaces, punissait les erreurs et laissait son talent offensif parler. Sauf que face à une équipe qui ne te donne rien, absolument rien, il faut savoir construire, réfléchir, créer. Et là… écran noir.
Deux ou trois classes d’écart.

Oui, ça pique. Mais c’est exactement ce qu’on a vu.
Lamine Yamal avait annoncé la couleur. Beaucoup y ont vu de l’arrogance. Finalement, il n’a fait que spoiler le scénario. La Roja savait qu’elle était supérieure. Elle l’a prouvé sans trembler.

Pendant ce temps, certains journalistes français vont devoir ranger leurs envolées lyriques. Le football est cruel : il suffit d’un adversaire vraiment structuré pour rappeler que les superlatifs ne marquent pas de buts.
Perdre est désagréable.
Et il n’y a tout simplement rien à contester. L’Espagne a gagné les duels, le milieu, les transitions, la bataille tactique, la maîtrise émotionnelle et le match.

Une démonstration.
Une vraie masterclass.

Le football a parfois cette élégance impitoyable : il ne crie pas, il ne chambre pas, il te prend le ballon, te fait courir après pendant plus d’une heure et demie, puis rentre tranquillement au vestiaire, au coup de sifflet final, avec un 2-0 qui ressemble presque à un acte de politesse.
Bravo aux Bleus pour leur parcours.

Mais ce soir, la Roja n’a pas seulement gagné un match. Elle a remis tout le monde à sa place.

Analyse pertinente de l'immigré parisien

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Sujet : Mondial 2026 | Auteur : France | Réponses : 21 | Vues : 499

Mondial 2026

par PaulParis » 10 juil. 2026, 11:33

La France est devenue hier soir la troisième nation de l'histoire, avec le Brésil et l'Allemagne, à aligner trois demi-finales consécutives en Coupe du monde et personne ne la voit disputer une finale pour la troisième place dans huit jours.
Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais.
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Sujet : Le piège à double détente de Marine Le Pen | Auteur : France | Réponses : 0 | Vues : 72

Le piège à double détente de Marine Le Pen

par France » 08 juil. 2026, 20:30

La Cour de cassation a annoncé qu'elle instruirait l'affaire dans des délais très brefs, avec un arrêt attendu au plus tard en janvier 2027.

Ce calendrier va poser des problèmes certains à la campagne du RN, quoi qu'il advienne et le paradoxe juridique au cœur de ce pourvoi mérite qu'on s'y arrête.
Rappelons d'abord ce que la Cour de cassation fait et ne fait pas.
Elle ne rejuge pas les faits.
La culpabilité de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics est désormais acquise, constatée par deux juridictions indépendantes.
La Cour suprême examine uniquement la conformité de la procédure au droit : qualification juridique des faits, légalité des peines, composition régulière de la juridiction d'appel. Des angles d'attaque étroits, techniques, et peu prometteurs.

Mais le vrai coup de théâtre est ailleurs. Il réside dans ce paradoxe procédural dévastateur : si Marine Le Pen gagne son pourvoi, elle perd davantage que si elle le perd.
En cas de cassation, l'arrêt d'appel serait annulé et l'affaire renvoyée devant une nouvelle cour d'appel. Mais dès cet instant, la situation juridique reviendrait à celle qui prévalait avant l'arrêt cassé, c'est-à-dire sous le régime de l'exécution provisoire du jugement de première instance, avec ses cinq ans d'inéligibilité ferme. Gagner en cassation la rendrait donc inéligible.
Kafka aurait apprécié.

En cas de rejet du pourvoi, l'arrêt d'appel deviendrait définitif. Le bracelet électronique devrait être posé dans les jours suivants. Tout refus de se présenter devant le juge d'application des peines exposerait Marine Le Pen à une arrestation, voire une incarcération en pleine campagne présidentielle. Sans oublier le remboursement immédiat des sommes détournées une ardoise considérable qui ne se règle pas par communiqué de presse.
Dans les deux scénarios, le chaos s'invite donc au cœur de la campagne, à quelques semaines du premier tour d'avril 2027.
Alors était-ce une décision futée de se déclarer candidate dès ce soir ?
Juridiquement, non. Mais politiquement, la réponse est plus subtile.
Ne pas se déclarer aurait signifié abandonner le RN sans figure tutélaire à moins d'un an de l'échéance suprême un vide que Jordan Bardella n'est pas encore en mesure de combler, il ne le sera probablement jamais.
Marine Le Pen a donc choisi le chaos maîtrisé plutôt que l'abandon assumé.
Et il y a un calcul supplémentaire, cynique mais réel : chaque rebondissement judiciaire, chaque audience, chaque arrêt alimente le récit de la persécution politique qui galvanise son électorat. Le feuilleton procédural est aussi, paradoxalement, une ressource électorale. Le chaos n'est pas seulement un risque, c'est peut-être aussi une stratégie.

Qu'elle gagne ou perde son pourvoi, et surtout si elle gagne, on n'a effectivement pas fini de rigoler. Elle non plus, d'ailleurs mais pour d'autres raisons.

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