Comprendre l’opération de déstabilisation de l’Espagne qui se joue depuis plusieurs jours par une guerre d’images parfaitement organisée.
Pendant que certains médias parlent d’une simple « vague migratoire », les images racontent une autre histoire. De nombreuses vidéos montrent des camions et des autocars déposant des milliers de jeunes hommes en même temps, à proximité immédiate de Ceuta, avant leur ruée organisée vers la plage du Tarajal.
Les vidéos montrent surtout que les autorités Marocaines aident à la logistique sur la route, sans les arrêter. Une logistique de cette ampleur n’a rien d’un déplacement spontané de candidats à l’exil. Nombre de ces jeunes arrivent en rigolant, avec des bouées et même des sticks pour filmer leur exploit et les publier en ligne parfois en direct. Ces individus n’ont rien de migrants classiques en situation d’exil, ce qui devrait à minima alimenter des questions. Pourtant, tous les médias ont un narratif unique axée sur la peur : la vague migratoire.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la technique est utilisée. En 2021 déjà, lors de la crise de Ceuta, le relâchement soudain et volontaire des contrôles frontaliers par Rabat avait été largement interprété comme un moyen de pression diplomatique sur Madrid dans le contexte du Sahara occidental. À la différence que cette fois, des dizaines de camions ont déversé ce flot humain sur les plages, poussant certains à la noyade.
En résumé, des jeunes sont utilisés pour faire pression à la frontière de manière à générer un choc politique par l’image. La majorité d’entre eux sont rentrés chez eux le jour même en passant la frontière dans l’autre sens.
Une question demeure : comment des dizaines de milliers de personnes peuvent-elles se retrouver simultanément devant une frontière parmi les plus surveillées d’Afrique sans une organisation logistique assumée ? Les vidéos montrant des véhicules transportant des groupes de jeunes méritent, à elles seules, une enquête approfondie. Les médias officiels restent pourtant discrets sur la question et ne publient pas ces images.
Que chacun se fasse son opinion. Mais présenter ces événements comme un simple mouvement spontané occulte la partie essentielle de ce que montrent les images mais aussi les buts de l’opération : pouvoir isoler l’Espagne de la scène internationale tout en alimentant la montée réactionnaire en Europe, favorable aux intérêts capitalistes. Par ailleurs, le contrôle du Détroit reste un enjeu économique majeur dans la région, y compris pour les Etats-Unis. Trump et Israël, alliés du Maroc, sabrent le champagne devant cette opération médiatique de grande envergure.
Pour ceux qui ne savent pas situer Ceuta : https://www.axl.cefan.ulaval.ca/europe/ ... -Ceuta.htm
La clôture de Ceuta
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Re: La clôture de Ceuta
La France fait partie des cinq États membres de l'Union européenne qui n'ont pas signé une lettre portée par l'Italie et le Danemark sur l'évolution de la politique migratoire européenne.
Au total, 22 pays sur 27 ont soutenu cette initiative, tandis que 5 États ont choisi de ne pas s'y associer.
Les cinq pays qui n'ont pas signé sont :
🇫🇷 France
🇪🇸 Espagne
🇮🇪 Irlande
🇱🇺 Luxembourg
🇵🇹 Portugal
Parmi les 22 pays signataires figurent notamment l'Allemagne, l'Italie, le Danemark, la Belgique, les Pays-Bas, la Pologne, la Suède, la Finlande, l'Autriche, la Grèce, la Hongrie, la République tchèque, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, la Croatie, la Bulgarie, Chypre, Malte, l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie.
Cette initiative intervient dans le contexte des tensions autour de Ceuta, enclave espagnole située sur la côte nord du Maroc, qui fait régulièrement face à des arrivées importantes de migrants en raison de sa position géographique particulière.
La lettre appelle notamment à renforcer la protection des frontières extérieures de l'Union européenne, à améliorer les procédures de retour des personnes en situation irrégulière et à ouvrir une réflexion sur le cadre juridique applicable à ces politiques.
L'absence de signature de la France ne signifie pas automatiquement qu'elle s'oppose à toutes les propositions évoquées dans ce document. Elle traduit avant tout le choix de ne pas s'associer à cette initiative commune portée par Rome et Copenhague.
Au total, 22 pays sur 27 ont soutenu cette initiative, tandis que 5 États ont choisi de ne pas s'y associer.
Les cinq pays qui n'ont pas signé sont :
🇫🇷 France
🇪🇸 Espagne
🇮🇪 Irlande
🇱🇺 Luxembourg
🇵🇹 Portugal
Parmi les 22 pays signataires figurent notamment l'Allemagne, l'Italie, le Danemark, la Belgique, les Pays-Bas, la Pologne, la Suède, la Finlande, l'Autriche, la Grèce, la Hongrie, la République tchèque, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, la Croatie, la Bulgarie, Chypre, Malte, l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie.
Cette initiative intervient dans le contexte des tensions autour de Ceuta, enclave espagnole située sur la côte nord du Maroc, qui fait régulièrement face à des arrivées importantes de migrants en raison de sa position géographique particulière.
La lettre appelle notamment à renforcer la protection des frontières extérieures de l'Union européenne, à améliorer les procédures de retour des personnes en situation irrégulière et à ouvrir une réflexion sur le cadre juridique applicable à ces politiques.
L'absence de signature de la France ne signifie pas automatiquement qu'elle s'oppose à toutes les propositions évoquées dans ce document. Elle traduit avant tout le choix de ne pas s'associer à cette initiative commune portée par Rome et Copenhague.
- paul
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Re: La clôture de Ceuta
Ceuta et Melilla ne sont pas un fait divers méditerranéen. Ce sont un avertissement et il nous concerne directement.
En quelques jours, 60 000 personnes ont franchi la frontière de Ceuta. 57 sont mortes en tentant la traversée. Pendant ce temps, l'Europe se déchire : Meloni veut suspendre l'Espagne de Schengen, Madrid convoque l'ambassadeur d'Italie, la France renforce ses contrôles.
Cette crise survient une semaine à peine après la visite de Sánchez à Alger, rival de Rabat, pendant que l'Espagne accumule les contentieux avec Washington et Netanyahou. Rien n'est prouvé. Mais la coïncidence est troublante. Le scénario rappelle étrangement la Biélorussie de 2021 : plus besoin de chars pour déstabiliser l'Europe, il suffit d'envoyer des migrants vers une frontière et de la regarder se disloquer seule.
Ceuta et Melilla, c'est une répétition générale. Et Mayotte pourrait être la prochaine scène.
Alors, il est temps d’en finir avec les postures et la démagogie pour définir une politique cohérente : ne pas créer d’appel d’air, ne pas se donner des armes à ceux qui veulent nous déstabiliser.
Sebta et Melilla : Quand la logique de l’Histoire défie les barbelés
Le débat international sur le statut de Sebta et Melilla s'intensifie. Pour esquiver le fond du dossier, certains opposent une rhétorique simpliste : L'Espagne y est depuis cinq siècles, et le Maroc n'existe que depuis 1956.
Une contre-vérité historique qu'il convient de démonter en deux points clairs :
L'indépendance n'est pas une naissance
Dire que le Maroc est né en 1956 est une aberration. En 1956, le Royaume a simplement recouvré sa souveraineté après la parenthèse des protectorats. Le Maroc est un État millénaire, doté d'une continuité institutionnelle et dynastique qui traverse les siècles. Si le changement de régime ou l'occupation temporaire effaçait l'Histoire, l'Espagne actuelle devrait elle aussi être considérée comme un État naissant, déconnecté de ses anciens royaumes.
Le temps ne légitime pas l'occupation
Prétendre que cinq siècles de présence transforment une enclave en territoire souverain est un contresens juridique. Si la longévité d'une présence suffisait à la rendre légitime, aucun processus de décolonisation n'aurait jamais vu le jour dans l'histoire moderne. Le temps qui passe ne transforme pas une anomalie géopolitique en droit éternel.
La réalité d'aujourd'hui : un statu quo intenable
Ces barrières fortifiées de 8 kilomètres sont devenues un gouffre financier, un défi sécuritaire et un fardeau humanitaire permanent pour Madrid. L'avenir ne réside pas dans l'obstination, mais dans le réalisme politique.
La solution logique passe par un dialogue courageux pour instaurer un statut transitoire négocié. C'est la seule voie pour désamorcer les tensions, transformer une zone de rupture en espace de coopération, et préparer sereinement le retour naturel de ces territoires.
L'Histoire a de la mémoire, et la géographie finit toujours par imposer sa réalité. Sebta, Melilla et les îles Chafarines sont marocaines, et le cours des choses les ramènera inévitablement au sein de leur patrie.
En quelques jours, 60 000 personnes ont franchi la frontière de Ceuta. 57 sont mortes en tentant la traversée. Pendant ce temps, l'Europe se déchire : Meloni veut suspendre l'Espagne de Schengen, Madrid convoque l'ambassadeur d'Italie, la France renforce ses contrôles.
Cette crise survient une semaine à peine après la visite de Sánchez à Alger, rival de Rabat, pendant que l'Espagne accumule les contentieux avec Washington et Netanyahou. Rien n'est prouvé. Mais la coïncidence est troublante. Le scénario rappelle étrangement la Biélorussie de 2021 : plus besoin de chars pour déstabiliser l'Europe, il suffit d'envoyer des migrants vers une frontière et de la regarder se disloquer seule.
Ceuta et Melilla, c'est une répétition générale. Et Mayotte pourrait être la prochaine scène.
Alors, il est temps d’en finir avec les postures et la démagogie pour définir une politique cohérente : ne pas créer d’appel d’air, ne pas se donner des armes à ceux qui veulent nous déstabiliser.
Sebta et Melilla : Quand la logique de l’Histoire défie les barbelés
Le débat international sur le statut de Sebta et Melilla s'intensifie. Pour esquiver le fond du dossier, certains opposent une rhétorique simpliste : L'Espagne y est depuis cinq siècles, et le Maroc n'existe que depuis 1956.
Une contre-vérité historique qu'il convient de démonter en deux points clairs :
L'indépendance n'est pas une naissance
Dire que le Maroc est né en 1956 est une aberration. En 1956, le Royaume a simplement recouvré sa souveraineté après la parenthèse des protectorats. Le Maroc est un État millénaire, doté d'une continuité institutionnelle et dynastique qui traverse les siècles. Si le changement de régime ou l'occupation temporaire effaçait l'Histoire, l'Espagne actuelle devrait elle aussi être considérée comme un État naissant, déconnecté de ses anciens royaumes.
Le temps ne légitime pas l'occupation
Prétendre que cinq siècles de présence transforment une enclave en territoire souverain est un contresens juridique. Si la longévité d'une présence suffisait à la rendre légitime, aucun processus de décolonisation n'aurait jamais vu le jour dans l'histoire moderne. Le temps qui passe ne transforme pas une anomalie géopolitique en droit éternel.
La réalité d'aujourd'hui : un statu quo intenable
Ces barrières fortifiées de 8 kilomètres sont devenues un gouffre financier, un défi sécuritaire et un fardeau humanitaire permanent pour Madrid. L'avenir ne réside pas dans l'obstination, mais dans le réalisme politique.
La solution logique passe par un dialogue courageux pour instaurer un statut transitoire négocié. C'est la seule voie pour désamorcer les tensions, transformer une zone de rupture en espace de coopération, et préparer sereinement le retour naturel de ces territoires.
L'Histoire a de la mémoire, et la géographie finit toujours par imposer sa réalité. Sebta, Melilla et les îles Chafarines sont marocaines, et le cours des choses les ramènera inévitablement au sein de leur patrie.