Tout a commencé dans les années 70 quand il se retrouve nez à nez avec un grand cachalot. Ce jour-là, Paul Watson est en mission avec Greenpeace (dont il est cofondateur), et il s’interpose physiquement, en Zodiac, entre les harpons et les animaux. Dans un bouillonnement de sang, le grand mâle est venu aider sa femelle, harponnée contre la proue du navire : les cétacés ont le réflexe de se venir en aide, ce qui facilite le massacre – et dès qu’une bête est touchée, les chasseurs n’ont plus qu’à canarder la troupe de ceux venus à la rescousse. Le grand mâle pourrait, d’un simple coup de queue, balayer le frêle esquif où se trouve Watson. La bête préfère s’interposer entre le fer barbelé des harpons et sa compagne déjà touchée. Watson et lui auront le temps de partager un très long regard, avant que l’animal ne meure, harponné à son tour. "Il savait ce que nous étions en train d’essayer de faire", dira l’activiste. Sur ce regard échangé avec l’animal, le militant va construire sa vie…