25 condamnés.
Un bloc. Un mur. Une seule stratégie. Un même cabinet d’avocats. Une seule voix pour tenter de noyer le poisson.
Aujourd’hui ? Le bloc s’est fissuré.
12 n’ont pas fait appel.
Donc ils acceptent leur condamnation.
Ils acceptent les faits.
Ils acceptent la culpabilité.
13 font appel.
Mais cette fois, chacun pour soi.
Chacun son avocat.
Chacun sa ligne de défense.
Chacun son intérêt.
Chacun sa survie.
Pour la même affaire certains se voient coupables et d’autres innocents, et là il y a un hic …. ? Moi pas comprendre. Ce sont ces tristes personnes qui prétendent gérer la nation ???
Et c’est là que ça devient intéressant. Et dangereux.
Parce qu’on ne rejoue pas un procès à 13 comme on l’a joué à 25.
Parce que l’omerta collective ne tient plus quand les peines menacent de s’alourdir.
Parce que les solidarités de façade se brisent quand il faut sauver sa peau.
Les 12 qui ont renoncé à l’appel restent dans le dossier.
Ils ont reconnu, de fait.
Ils deviennent des faits vivants dans le procès des autres.
Et les 13 qui repartent au combat vont devoir expliquer, contester, se différencier.
Dire « je ne suis pas comme lui ».
Sous-entendre « je ne savais pas ».
Un appel à 13, ce n’est plus une muraille.
C’est un jeu de quilles.
Oui, ça peut saigner.
Oui, ça peut parler.
Oui, les peines peuvent tomber plus lourd.
Quand un système passe du « tous ensemble » au « chacun pour soi », ce n’est plus de la politique.
C’est de la chirurgie judiciaire. Et le scalpel est déjà sur la table.
Laisser entendre « c’est l’autre ».