Cinéma, grand banditisme et complot politique

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Phil Traère
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Cinéma, grand banditisme et complot politique

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Le 1er octobre 1968, un chiffonnier découvre le corps de Stevan Marković, 31 ans, ficelé dans un sac de toile de jute au milieu de la décharge d'Élancourt (Yvelines). Ce n’est pas un simple fait divers : c’est le début d’une affaire mêlant cinéma, grand banditisme et complot politique.

Le casting glaçant
La victime : Homme à tout faire d’Alain Delon — garde du corps, secrétaire, doublure — Marković vivait dans l’hôtel particulier de l’acteur, avenue de Messine à Paris.
Le suspect n°1 : Alain Delon, alors au sommet de sa gloire, est longuement interrogé. Marković aurait laissé des lettres accusatrices : "S'il m'arrive quelque chose, cherchez du côté d'Alain Delon et de François Marcantoni."
Le truand : François Marcantoni, figure du milieu corse et ami proche de Delon, est inculpé. Il passera un an en prison avant un non-lieu et prononcera cette phrase devenue culte : "Nous ne sommes que trois à savoir la vérité : Delon, moi et Dieu. Et Dieu ne balance jamais."

Complot et politique : la rumeur Pompidou
L’affaire prend une dimension politique avec des rumeurs de chantages et soirées libertines. On murmure que Marković possédait des photos compromettantes de Claude Pompidou, épouse de Georges Pompidou, utilisées pour freiner l’ascension de ce dernier. Selon certaines sources, des membres des services secrets et des "amis" gaullistes seraient impliqués dans cette machination visant l’Élysée.

Un meurtre jamais élucidé
Exécution professionnelle : Une balle de 6,35 mm dans la nuque, signe d’un tueur expérimenté.
Impasse judiciaire : Non-lieu général en 1976. Personne ne sera jamais condamné.
L’ombre sur Delon : L’acteur gardera toute sa vie cette zone d’ombre, symbole de ses liens supposés avec le milieu, sans jamais être formellement inculpé.
Le meurtre de Stevan Marković reste l’un des plus grands mystères de la Ve République, un mélange de scandale people, mafia et politique qui continue de fasciner.

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