Infantino, valet de Trump à la Fifa

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Infantino, valet de Trump à la Fifa

Message par France »

Pendant que le monde entier a les yeux rivés sur les stades de la Coupe du monde 2026, le président de la Fifa continue de dérouler le tapis rouge à Donald Trump. Cinquante eurodéputés viennent d’exiger une enquête sur cette allégeance nauséabonde. Il était temps.

Le 5 décembre 2025, au Kennedy Center de Washington, Gianni Infantino remettait en grande pompe à Donald Trump un tout nouveau « prix Fifa de la paix », inventé pour l’occasion, aux critères et à la procédure jamais clarifiés. Sur scène, l’Italo-Suisse n’a même pas caché sa servilité, assurant au président américain qu’il pouvait « toujours compter sur son soutien ». Quelques jours plus tard, l’ONG britannique FairSquare déposait une plainte auprès de la commission d’éthique de la Fifa, dénonçant une violation du devoir de neutralité politique inscrit à l’article 15 du code d’éthique et à l’article 4 des statuts de l’instance.

Ce n’est pas un cas isolé. Infantino a été, avec le patron de l’UFC, le seul dirigeant sportif présent à l’investiture de Trump en janvier 2025. Il a ensuite multiplié les courbettes : soutien à la politique intérieure du milliardaire, plaidoyer pour qu’il obtienne le Nobel de la paix finalement attribué à Maria Corina Machado, casquette « USA 45-47 » arborée avec un large sourire au Conseil de paix en février. Pendant ce temps, la Fifa a ouvert des bureaux dans la Trump Tower à New York, et Trump lui-même a reconnu avoir reçu d’Infantino dix billets pour la finale de la Coupe du monde des clubs, d’une valeur de 15 000 dollars.

Seule la fédération norvégienne, sur 211 membres, a osé rejoindre la plainte de FairSquare. Le 29 juin, cinquante parlementaires européens de treize pays ont enfin adressé une lettre officielle réclamant une enquête « avec la plus grande rapidité ». Six mois après avoir accusé réception de la plainte initiale, la commission d’éthique de la Fifa reste toujours silencieuse. Le Comité international olympique, où siège Infantino, a lui aussi absous son dirigeant. Candidat à sa réélection en mars 2027, l’homme se croit intouchable, verrouillé par une manne financière distribuée sans compter aux fédérations complices. Il est temps que la mobilisation citoyenne fasse ce que les instances sportives refusent : exiger des comptes.

Sources : 20 Minutes, Eurosport, Goal.com, La Nouvelle Tribune

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