Je ne pensais pas un jour vanter les qualités d'un milliardaire. J'ai vu beaucoup de séances de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Je n'ai jamais vu quelqu'un envoyer autant de SCUD sur ce détestable Charles Alloncle que Mathieu Pigasse ! C'est simple, il l'a littéralement pris à la gorge, avec une précision, une intelligence et un talent inégalable. Un grand dirigeant qui maîtrise aussi bien son sujet et le fait sans aucune prise de note, ça donne un grand moment d'humiliation publique du rapporteur. Pigasse démontre calmement mais sans pitié que Alloncle ne connait rien ni à l'économie ni au journalisme ni aux médias, qu'il enchaîne les mensonges infondés, qu'il ne mène pas une commission sur l'audiovisuel public mais contre lui et qu'il ne fait que répéter les mêmes questions chicaneuses sans jamais écouter les réponses.
Si j'étais à la tête d'un groupe aussi puissant, dieu me préserve, je n'aimerai pas avoir Pigasse comme rival.
Décidément, après la commission de Wauquiez contre LFI et qui s'est complètement retournée contre lui, on assiste au même désastre pour Alloncle. A croire qu'ils sont masochistes.
Alloncle qui a été jusqu'à dire à Nagui hier : "elle n'est pas de mon camps, elle n'est pas raciste" (sic) ...
Je n'imaginais pas que voir Charles Alloncle se faire piétiner comme une petite merde par Nagui et Xavier Niel me ferait ma journée ... comme quoi... La première fois quand Nagui soulève ce joyau "elle n'est pas de mon camp, elle n'est pas raciste". la seconde quand Niel le force, et force le président Horizons de cette mascarade de propagande fascisante à reconnaître que son "petit rapporteur" laisse sur son compte Twitter des informations diffamatoires qu'il sait être fausses.
L'humiliation de Pigasse
Modérateur : Betatest
- PaulParis
- Utilisateur
- Messages : 105
- Enregistré le : 08 juin 2025, 11:11
- Sujets : 64
- Localisation : juste à côté...
- A remercié : 13 fois
- A été remercié : 37 fois
- Contact :
L'humiliation de Pigasse
L'aversion pour une personne agit parfois comme un leurre et nous conduit à ne pas analyser les faits. Tenez, par exemple, que dire de Matthieu Pigasse, Xavier Niel, Delphine Ernotte, Charles Alloncle, ou de Jérémie Patrier-Leitus, si ce n'est qu'ils ont très certainement pour point commun, chacun dans leur genre, de ne pas faire l'unanimité ? (et c'est le moins qu'on puisse dire).
Il faut pourtant renverser la perspective et se demander de quoi ces gens sont-ils le nom. De là, un certain nombre de mises au point s'impose.
Le débordement et l'instrumentalisation d'une commission parlementaire n'ont tout d'abord pas commencé avec Charles Alloncle et d'autres exemples récents illustrent en miroir que les dissensions entre un rapporteur très politisé et le président, voire les autres parties prenantes, ne sont pas nouveaux et existent depuis plusieurs années, illustrant parmi d'autres exemples la décadence de nos pratiques institutionnelles dont celles du Parlement.
Cela ne signifie pour autant pas que l'objet et les faits venant à être révélés par une commission sont dépourvus d'intérêt. Un rapporteur ou un président (lequel ne brille pas toujours non plus par sa neutralité et son habileté, il faut le dire), ne sont que des rouages. Ni des héros, ni des parias.
En l'occurrence, cette commission d'enquête parlementaire, quels que soient les travers vrais, supposés ou amplifiés de son rapporteur, a levé toutes sortes de scandales et de faits indiscutables.
Le vrai sujet, ce n'est certainement pas Charles Alloncle, c'est la malfaisance exercée sur l'audiovisuel public par quelques uns depuis trop longtemps, ce sont les énormités relevées par la Cour des comptes et par quantité d'intervenants institutionnels, de peronnes morales ou personnes physiques, c'est enfin et surtout l'impunité et l'arrogance avec lesquelles une petite caste semble déterminée à tout faire pour se couvrir et continuer de vivre aux depens de l'intérêt général.
Le fond et la forme ont fait corps dans cette commission, jusqu'à la nausée.
Cette arrogance et cette impunité ont d'ailleurs été singlantes, en ce compris au cours de nombre d'auditions, et n'avaient pour la plupart aucune justification si ce n'est le vague prétexte de la victimisation ou de l'inversion accusatoire déversée réciproquement entre les auditionnés et le rapporteur dans un jeu d'ultra personnalisation de sujets graves et d'intérêt général.
Alors oui, Charles Alloncle a commis des erreurs techniques qui ont illustré une mauvaise préparation de certains points et l'ont poussé, dans le pire des cas, à affirmer des choses fausses, ce qui a permis à ceux qui y trouvent un intérêt, de le décrédibiliser afin de taire et masquer ce qui est par ailleurs tout à fait vrai et juste inacceptable.
En cela, au-delà des approximations, erreurs ou du militantisme de ce député dont on est libre de partager, ou pas, tout ou partie des positions, la réalité dépeinte tant par les faits avérés par cette commission d'enquête (et il y en a !) que par le mépris de certains auditionnés prenant seul prétexte de leur aversion du rapporteur, constitue un véritable doigt d'honneur adressé aux Français qui, dans leur immense majorité ne reclament pas urbi et orbi une privatisation - couperet du service public de l'audiovisuel, mais simplement un peu de justice, un peu de décence, et un recentrage du traitement de l'information qui permette - vraiment - de faire vivre la neutralité et l'honnêteté intellectuelle pour que nous nous y retrouvions TOUS.
Il faut pourtant renverser la perspective et se demander de quoi ces gens sont-ils le nom. De là, un certain nombre de mises au point s'impose.
Le débordement et l'instrumentalisation d'une commission parlementaire n'ont tout d'abord pas commencé avec Charles Alloncle et d'autres exemples récents illustrent en miroir que les dissensions entre un rapporteur très politisé et le président, voire les autres parties prenantes, ne sont pas nouveaux et existent depuis plusieurs années, illustrant parmi d'autres exemples la décadence de nos pratiques institutionnelles dont celles du Parlement.
Cela ne signifie pour autant pas que l'objet et les faits venant à être révélés par une commission sont dépourvus d'intérêt. Un rapporteur ou un président (lequel ne brille pas toujours non plus par sa neutralité et son habileté, il faut le dire), ne sont que des rouages. Ni des héros, ni des parias.
En l'occurrence, cette commission d'enquête parlementaire, quels que soient les travers vrais, supposés ou amplifiés de son rapporteur, a levé toutes sortes de scandales et de faits indiscutables.
Le vrai sujet, ce n'est certainement pas Charles Alloncle, c'est la malfaisance exercée sur l'audiovisuel public par quelques uns depuis trop longtemps, ce sont les énormités relevées par la Cour des comptes et par quantité d'intervenants institutionnels, de peronnes morales ou personnes physiques, c'est enfin et surtout l'impunité et l'arrogance avec lesquelles une petite caste semble déterminée à tout faire pour se couvrir et continuer de vivre aux depens de l'intérêt général.
Le fond et la forme ont fait corps dans cette commission, jusqu'à la nausée.
Cette arrogance et cette impunité ont d'ailleurs été singlantes, en ce compris au cours de nombre d'auditions, et n'avaient pour la plupart aucune justification si ce n'est le vague prétexte de la victimisation ou de l'inversion accusatoire déversée réciproquement entre les auditionnés et le rapporteur dans un jeu d'ultra personnalisation de sujets graves et d'intérêt général.
Alors oui, Charles Alloncle a commis des erreurs techniques qui ont illustré une mauvaise préparation de certains points et l'ont poussé, dans le pire des cas, à affirmer des choses fausses, ce qui a permis à ceux qui y trouvent un intérêt, de le décrédibiliser afin de taire et masquer ce qui est par ailleurs tout à fait vrai et juste inacceptable.
En cela, au-delà des approximations, erreurs ou du militantisme de ce député dont on est libre de partager, ou pas, tout ou partie des positions, la réalité dépeinte tant par les faits avérés par cette commission d'enquête (et il y en a !) que par le mépris de certains auditionnés prenant seul prétexte de leur aversion du rapporteur, constitue un véritable doigt d'honneur adressé aux Français qui, dans leur immense majorité ne reclament pas urbi et orbi une privatisation - couperet du service public de l'audiovisuel, mais simplement un peu de justice, un peu de décence, et un recentrage du traitement de l'information qui permette - vraiment - de faire vivre la neutralité et l'honnêteté intellectuelle pour que nous nous y retrouvions TOUS.
Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais.
Oscar Wilde
Oscar Wilde