Lellouche sans cou... à Cannes

Comme le disait "Joseph Beuys", l'art c'est la vie.

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France
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Lellouche sans cou... à Cannes

Message par France »

Gilles Lellouche au Festival de Cannes, a esquivé une question d'un journaliste sur la montée du RN, avec cette phrase: « Elle n’est pas un peu orientée votre question ? Je n’ai pas de réponse à ça, Monsieur ».
Ah bon !

Comme si parler de Jean Moulin sans parler politique, c’était pas possible. Comme si un homme arrêté, torturé, broyé pour avoir refusé le fascisme, c’était juste une rubrique patrimoine entre le cassoulet et les vieilles pierres. Le pauvre Moulin doit se retourner dans son urne.

Parce qu’il faut quand même rappeler un détail. Un minuscule détail.
La Résistance, ce n’était pas un club de randonnée en Lozère. C’était de la politique. Violente, dangereuse, clandestine. Des types et des femmes qui risquaient leur peau contre des fascistes et leurs collaborateurs. Pas pour gagner des César. Pour empêcher la France de devenir définitivement une succursale brune.

Alors entendre aujourd’hui : « je ne fais pas de politique » au moment où l’extrême droite grimpe partout en repeignant son pedigree au Kärcher médiatique… ça fait un peu léger. Le genre de phrase prudente qui sent la peur d’abîmer son plan de carrière ou ses entrées en soirée partenaire.

Il a esquivé la question sans courage à mon goût. Le silence de Jean Moulin face à la gestapo était politique contre le nazisme.
Celui de Lellouche, un peu coupable, pour le moins petit bras. Quand on incarne Jean Moulin, on évite peut-être de jouer les touristes de l’Histoire.
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