Pour ne pas oublier BB

Comme le disait "Joseph Beuys", l'art c'est la vie.

Modérateur : Betatest

Répondre
Avatar du membre
Phil Traère
Utilisateur
Messages : 21
Enregistré le : 05 sept. 2025, 20:00
A remercié : 4 fois
A été remercié : 2 fois

Pour ne pas oublier BB

Message par Phil Traère »

Je ne poserai pas de jugement sur Brigitte Bardot. Je vais me contenter de rappeler ses paroles.

"Voilà que mon pays, la France, ma patrie, ma terre, est de nouveau envahie, avec la bénédiction de nos gouvernements successifs, par une surpopulation étrangère, notamment musulmane, à laquelle nous faisons allégeance. De ce débordement islamique, nous devons subir à nos corps défendant, toutes les traditions. D'année en année, nous voyons fleurir les mosquées un peu partout en France alors que nos clochers d'églises se taisent faute de curés."
- "Mon cri de colère", Le Figaro, 26 avril 1996

"Et toutes ces femmes ministres du gouvernement, est-ce vraiment leur place ?"
- Un cri dans le silence, p. 28

"Alors que chez les animaux, la race atteint des sommets de vigilance extrême, les bâtards étant considérés comme des résidus, bons à laisser pourrir dans les fourrières, ou à crever sans compassion d'aucune sorte, nous voilà réduits à tirer une fierté politiquement correcte à nous mélanger, à brasser nos gènes, à faire allégeance de nos souches afin de laisser croiser à jamais nos descendances par des prédominances laïques ou religieuses fanatiquement issues de nos antagonismes les plus viscéraux. C'est extrêmement dommage."
- Un cri dans le silence, Éditions du Rocher, 2003, p. 103

"Nos aïeux, les anciens, nos grands-pères, nos pères ont donné leurs vies depuis des siècles pour chasser de France tous les envahisseurs successifs. Pour faire de notre pays une patrie libre qui n'ait pas à subir le joug d'aucun étranger. Or, depuis une vingtaine d'années, nous nous soumettons à une infiltration souterraine et dangereuse, non contrôlée, qui, non seulement ne se plie pas à nos lois et coutumes, mais encore, au fil des ans, tente de nous imposer les siennes."
- Un cri dans le silence, p. 133

"La dénonciation d'agressions sexuelles est hypocrite, ridicule, sans intérêt. Cela prend la place de thèmes importants qui pourraient être discutés."
- Entrevue à BFMTV au sujet de l'affaire Harvey Weinstein en 2018

Il y a aussi cette lettre ouverte adressée au président de la Réunion en 2019 dans laquelle elle qualifie les habitants de l'île de "population dégénérée encore imprégnée des traditions barbares qui sont leur souche".

Et malgré tout, on semble croire qu'elle était une bien bonne personne. Ça montre à quel point elle était une bonne actrice.

BB.jpg
BB.jpg (43.55 Kio) Vu 53 fois
Avatar du membre
PaulParis
Utilisateur
Messages : 83
Enregistré le : 08 juin 2025, 11:11
Localisation : juste à côté...
A remercié : 10 fois
A été remercié : 32 fois
Contact :

Re: Pour ne pas oublier BB

Message par PaulParis »

Après une journée entière passée à respecter sa mémoire et à honorer l’immense star qu’elle fut, l’heure est venue d’aborder calmement, au lendemain de sa disparition, les sujets qui fâchent et qui déchaînent depuis hier les haines et les passions, sur les réseaux sociaux et dans les médias de Gauche qui ont immédiatement sorti la sulfateuse pour dézinguer le mythe.
Que Brigitte Bardot, cette icône mondiale du cinéma mais aussi de la chanson avait le coeur qui penchait à l’extrême droite depuis fort longtemps, la fin des années 50 exactement, tout le monde le savait, et BB, en femme de caractère et de convictions, qui fut perçue très tôt comme une voix et une égérie dans la galaxie réac, ne s’était pas privée de dire et d’écrire ce qu'elle pensait en toute sincérité et responsabilité dans de multiples domaines sensibles, tout en dénonçant le politiquement correct.
Ce qui lui valut cinq condamnations pour incitation à la haine.
C’est ainsi que dans son ouvrage "Un cri dans le silence", publié en 2003, un an aprés la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour de l’élection présidentielle de 2002, elle s’était montrée très critique envers l'émergence de l'islam en France :
« Je suis contre l'islamisation de la France. Cette allégeance obligatoire et cette soumission forcée me dégoûtent. Me voici peut-être, encore, fragilisée par l'ombre d'un procès, mais il n'est pas né celui qui m'empêchera de m'exprimer. Nos aïeux, les anciens, nos grands-pères, nos pères ont donné leurs vies depuis des siècles pour chasser de France tous les envahisseurs successifs. Pour faire de notre pays une patrie libre qui n'ait pas à subir le joug d'aucun étranger. Or, depuis une vingtaine d'années, nous nous soumettons à une infiltration souterraine et dangereuse, non contrôlée, qui, non seulement ne se plie pas à nos lois et coutumes, mais encore, au fil des ans, tente de nous imposer les siennes ».
À propos du métissage, elle n’avait pas hésité à faire un parallèle avec le monde animal :
« Alors que chez les animaux, la race atteint des sommets de vigilance extrême, les bâtards étant considérés comme des résidus, bons à laisser pourrir dans les fourrières, ou à crever sans compassion d'aucune sorte, nous voilà réduits à tirer une fierté politiquement correcte à nous mélanger, à brasser nos gènes, à faire allégeance de nos souches afin de laisser croiser à jamais nos descendances par des prédominances laïques ou religieuses fanatiquement issues de nos antagonismes les plus viscéraux. C'est extrêmement dommage ».
Sur les clandestins, elle avait écrit :
« On n'a plus le droit d'être scandalisés quand des clandestins, ou des gueux, profanent et prennent d'assaut nos églises pour les transformer en porcheries humaines, chiant derrière l'autel, pissant contre les colonnes, étalant leur odeur nauséabonde sous les voûtes sacrées du chœur, […]. Les priorités sont accordées aux immigrés, pour lesquels les gouvernements débloquent des sommes considérables ; les Français, qui sont en grande détresse, ne perçoivent plus que les reliefs, que les restes ».
En ce qui concerne l'homosexualité, elle avait déclaré :
« Certains homosexuels ont toujours eu un goût et un talent plus subtil, une classe, une envergure, une intelligence, un esprit, un esthétisme qui les différenciaient du commun des mortels jusqu’à ce que tout ça dégénère en lopettes de bas étage, travelos de tous poils, phénomènes de foire, tristement stimulés dans cette décadence par la levée d'interdits qui endiguaient les débordements extrêmes ».
Après quoi, elle se défendit d'être homophobe et fit parvenir une lettre au magazine gay Tribu Move, où elle expliqua :
« Les homosexuels sont des gens comme les autres avec leurs qualités et leurs défauts et parmi lesquels je trouve mes meilleurs amis. Je trouve dommage pour tous les homos que certains d'entre eux se marginalisent, revendiquant des droits, en ridiculisant et en parodiant lors des Gay pride une préférence sexuelle que personne ne conteste. Personnellement, je trouve le pacs inutile, mais encore une fois je m'en tamponne. Enfin, je n'ai jamais fait l'amalgame avec la pédophilie, que je condamne sévèrement. Homosexuels, mes amis de toujours, restez tels que vous êtes et continuez de m'accepter telle que je suis, avec mon pire et avec mon meilleur ».
Par ailleurs, elle avait écrit à propos des femmes :
« Et toutes ces femmes ministres du gouvernement, est-ce vraiment leur place ? […] Les femmes, si elles savent se servir de leurs atouts, auront toujours le pouvoir de faire plier les hommes à leurs moindres désirs. Point besoin de prendre les places qui ne sont pas les leurs pour arriver à leurs fins ».
Enfin, à propos de la prostitution, elle avait affirmé :
« Qu'attend-on pour rouvrir les maisons, closes par cette imbécile hypocrite de Marthe Richard ? Toutes les muqueuses offertes bénéficieraient d'une surveillance médicale et sanitaire indispensable à notre époque où toutes les maladies vénériennes nous arrivent portées par ceux et celles qui font commerce de leurs différents trous en contaminant ceux qui les bouchent ».
Bref, que du très lourd !
À l’heure où Jordan Bardella, président du Rassemblement National, crédité de 36% des intentions de vote au 1er tour de l’élection présidentielle en 2027, a déclaré vouloir rouvrir des maisons closes tenues par des prostituées, il serait intéressant de savoir ce qu’inspirent vingt deux ans plus tard aux onze millions d’électeurs français qui ont voté Rassemblement National aux dernières élections législatives de 2024, soit deux fois plus qu’en 2002 en faveur du FN, les prises de positions politiques et sociétales très marquées et clivantes de cette "légende du siècle" pour Macron et de cette "patriote" pour Marine Le Pen.
"Je ne suis pas facho, pas plus que Marine Le Pen" aimait-elle rappeler.

Bardot.png
Bardot.png (152.87 Kio) Vu 51 fois
Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais.
Oscar Wilde
Avatar du membre
Fred
Administrateur du site
Messages : 333
Enregistré le : 12 juin 2024, 12:34
A remercié : 16 fois
A été remercié : 5 fois

Re: Pour ne pas oublier BB

Message par Fred »

C'est drôle, de réduire la dérive raciste de Brigitte Bardot à ses dernières années. Sur ce cliché de 1958, avant le début de la Ve République, publié par L'Obs, on la voit en compagnie de Jean-Marie Le Pen et Pierre Lagaillarde, futur cofondateur de l'OAS. La jeune femme du VIIe arrondissement de Paris s'est, plus tard, complètement lâchée sur les Réunionnais "cannibales", les musulmans, les migrants. Elle a été condamnée cinq fois pour provocation à la haine raciste. Ce qui la place au même niveau que des leaders de l'extrême droite française morts ou en activité. Bref, BB, plus que jamais, une passion française...

pics.jpg
pics.jpg (104.78 Kio) Vu 50 fois


Je ne sais pas si l'on réalise bien qu'à l'époque de cette photo, JMLP, vient de torturer et tuer en Algérie. L'OAS n'existe pas. Le continuum raciste chez Bardot est donc un tunnel qui a traversé toute sa vie.
Je plussoie, du verbe "Plussoyer", qui signifie "+1" en maths
Détendez-vous
Répondre